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| La nageuse synchronisée Jessika Dubuc aux Olympiques |
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| 10 juillet 2008 | |
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Pour terminer sa carrière en beauté, Jessika Dubuc souhaite deux belles performances aux Jeux olympiques, tout en voulant profiter de l'expérience au maximumLa nageuse synchronisée Jessika Dubuc défend sa discipline avec ardeur : «Mon sport, c'est comme du ballet, mais dans l'eau. Les gens croient que c'est facile car on a toujours le sourire accroché aux lèvres. Mais c'est un sport en apnée, la moitié du programme se passant sous l'eau sans respirer. On n'est pas juste des belles petites filles qui paradent avec du «make-up» et des paillettes», tranche l'étudiante en kinésiologie à l'UdeM. ![]() Jessika Dubuc est co-capitaine de l'équipe canadienne de nage synchronisée L'athlète est d’ailleurs déterminée à vivre pleinement sa fin de carrière dans quelques semaines aux Jeux olympiques de Pékin. Comme la majorité des enfants, Jessika Dubuc a faits ses débuts dans l'eau à l'âge de quatre ans en suivant des cours de natation, «pour faire mes couleurs» comme on dit dans le milieu. Dès son premier contact, rien, mais absolument rien ne la destinait à devenir une athlète internationale en nage synchronisée. Elle avait peur de l'eau à quatre ans «Je n’aimais pas ça, j'avais peur de l'eau et je pleurais dans les escaliers pour ne pas aller dans la piscine, se remémore la jeune femme de 25 ans originaire de Mercier. Je me suis finalement fait des amies et j'y suis allée. Mais je n'étais pas bonne en natation, alors on m'a mis dans le groupe de nage synchronisée.» Après quelques années à s'amuser dans l'eau, Dubuc est remarquée par une ancienne membre de l'équipe olympique canadienne qui la croit assez talentueuse pour se joindre à un groupe élite. Après une médaille d'or en duo aux championnats canadiens, elle décide de se fixer des objectifs sérieux. En 1998, elle joint les rangs de l'équipe nationale et prend part aux Jeux olympiques de 2004 à Athènes. Elle assiste aujourd'hui la capitaine Marie-Pierre Gagné, la seule autre membre de l'équipe à avoir une expérience olympique. «J'étais jeune en 2004, j'avais peu d'expérience sur le plan international et j'ai vu les Jeux beaucoup trop gros, affirme celle qui avoue avoir offert une contre-performance en Grèce. Cette fois, je me suis préparée d'une façon différente, surtout mentalement, et mon expérience peut servir aux plus jeunes coéquipières afin qu'elles ne commettent pas les erreurs que j'ai commises.» Complètement dédiée à son sport Comme tous les athlètes de haut niveau, Dubuc ne vit que pour son sport, le reste de ses activités tournant autour de son entraînement. «La nage synchronisée pour moi, ça représente tout, dit-elle. J'ai fait des sacrifices dans tous les autres aspects de ma vie. Je me lève à 5h30 du matin et je me couche à 20h alors je ne peux pas suivre mes amis qui vont prendre une bière car c'est moi qui va endurer la souffrance dans l'eau le lendemain matin», ajoute celle qui complètera son baccalauréat en kinésiologie dans un an. «J'ai commencé mes études universitaires à temps partiel en 2004 après les Jeux d'Athènes. Ça fait déjà quatre ans, c'est long alors j’ai vraiment hâte de passer à autre chose et que ma vie ne se limite plus à l'entraînement», poursuit Dubuc qui souhaite travailler dans le milieu sportif. «J'aimerais bien aider des athlètes dans leur préparation, mais dans un sport totalement différent.» Les objectifs à Pékin Puisque ça prend généralement plus d'une compétition pour gravir plusieurs échelons dans un sport jugé comme la nage synchro aux dires de Dubuc, les attentes sont réalistes pour l'équipe canadienne qui occupe le 6e rang mondial. «On tient absolument à devancer le Japon et les États-Unis alors on vise la 4e position, dit la jeune athlète. Mais on rêve aussi de battre une autre équipe et de mettre la main sur la médaille de bronze», ajoute-t-elle rapidement. Pour mettre toutes les chances de leur côté, les Canadiennes ont d'ailleurs mis sur pied un programme libre qui se voudra un clin d'œil à la foule chinoise. «Nous allons représenter les 12 animaux de l'astrologie chinoise, en espérant que cette stratégie va plaire aux spectateurs et aux juges.» Interrogée relativement au contexte d'instabilité vécu récemment par les nageuses canadiennes (le non-renouvellement des contrats des entraîneurs après les Jeux Panaméricains suivi de la démission de la nouvelle entraîneure-chef après seulement quatre mois et de la nomination d’une nouvelle équipe de direction), Jessika Dubuc croit que la situation pourrait avoir un effet positif. «Ça n'a pas été facile, c'est évident, mais on s'est fermé les yeux sur ce qui se passait. On n'avait pas le temps d'attendre après des entraîneurs alors on s'est pris nous-mêmes en main, affirme-t-elle. En bout de ligne, je suis convaincue que cet événement nous a permis de créer des liens plus serrés entre nous. Nous sommes rendues là où nous devons être et l’ambiance est excellente.» Pour terminer sa carrière en beauté, Jessika Dubuc souhaite deux belles performances (au programme libre et au programme technique) aux Jeux olympiques, tout en voulant profiter de l'expérience au maximum. «Regardez-nous aller à Pékin, on va vous donner un beau spectacle», a-t-elle conclu avec, vous l'aurez deviné, un grand sourire. Benoit Mongeon Collaboration spéciale
Les derniers Jeux olympiques de Jessica Dubuc
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