Montréal et Toronto, villes intérieures

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  • Le 5 décembre 2011

En 50 ans, le centre-ville de Montréal a vu s'implanter un réseau piétonnier protégé de près de 30 kilomètres, donnant accès à ce qu'on appelle maintenant la ville intérieure. Le «RÉSO», entièrement accessible au public, comprend des stations de métro et des gares, des halls d'immeubles, de bureaux et d'habitation, des galeries marchandes, des pavillons universitaires et bien d'autres structures. Toronto a connu avec le «PATH» une évolution similaire, et les deux métropoles ont acquis pour ces aménagements une renommée internationale.

 

Résultat de plusieurs années de recherche, ce livre décrit deux expériences d'urbanisme tridimensionnel uniques au monde par leur ampleur. Il retrace leur historique et aborde les grandes questions qui se sont posées au fil des années. Quelles sont les conditions favorables à l'extension d'une ville intérieure? Quels en sont les obstacles? Quels sont les rôles respectifs des autorités publiques et des entreprises privées? Dans quelle mesure les usagers et les citoyens en général ont-ils leur mot à dire dans ce genre de développement urbain? Le développement de la ville intérieure est-il terminé ou faut-il s'attendre à un nouvel essor?

Michel Boisvert s'appuie sur une très riche documentation pour nous faire découvrir Montréal et Toronto sous un angle fascinant et méconnu.

L'auteur a été, jusqu'en 2010, professeur à l'Institut d'urbanisme de l'Université de Montréal, où il a enseigné l'économie urbaine et la planification des infrastructures. Avec le soutien du Fonds de développement de la métropole, il créait en 2002 l'Observatoire de la ville intérieure, qui unit les forces de chercheurs et d'étudiants de plusieurs universités canadiennes et étrangères.

Michel Boisvert, Montréal et Toronto: villes intérieures, Les Presses de l'Université de Montréal, 2011, 256 p., 44,95 $.

 

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