L'installation de l'École de santé publique au centre-ville donne le coup d'envoi à un projet structurant

L'École de santé publique de l'Université de Montréal (ESPUM) s'établira au centre-ville de Montréal, au coin de la rue Berri et du boulevard de Maisonneuve. Cette implantation donnera le coup d'envoi à la création du campus de santé publique Norman-Bethune, une composante du Quartier de la santé, qui accueillera également l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et la Direction de la santé publique de Montréal (DSP). Ce projet structurant permettra le regroupement du plus important bassin d'experts en santé publique au Canada.

 

Pour l'Université de Montréal, ce projet revêt une importance majeure en donnant un toit permanent à l'ESPUM dont les installations sont actuellement dispersées. « Notre grande école aura pignon sur rue au centre-ville, à proximité de nos partenaires de premier plan et sera la bougie d'allumage du campus de santé publique Norman-Bethune qui fera la fierté de tout le Québec », explique le recteur de l'Université de Montréal, le Dr Guy Breton. « Je remercie chaleureusement le gouvernement du Québec qui a saisi la pleine mesure des enjeux qui touchent le Québec en santé et en éducation. Mais comme nous nous plaisons à le dire, à l'UdeM, il faut non seulement comprendre mais aussi agir. Et c'est ce que démontrent avec force les engagements pris aujourd'hui. »

Reconnue par les organismes d'accréditation nord-américains pour la qualité de ses programmes, l'ESPUM compte 225 professeurs et chercheurs et quelque 630 étudiants aux cycles supérieurs. Elle contribue également à la formation de tous les étudiants de premier cycle en médecine de l'UdeM.

Le rapprochement de l'ESPUM, de l'Institut de santé publique du Québec et de la Direction de la santé publique de Montréal représente un modèle unique. Pour la chancelière de l'Université de Montréal, Mme Louise Roy, cette masse critique revêt aussi une grande importance dans le contexte québécois : « C'est un continuum d'expertise que de nombreuses métropoles du monde vont envier, affirme la chancelière Louise Roy. Nous nous dotons d'une institution de calibre international qui devient un porte-voix de la science en français en Amérique du Nord. »

Une force en recherche
Les enjeux de santé publique sont appelés à prendre de plus en plus d'importance au cours des prochaines années : « Il faut se rappeler que la formidable augmentation de l'espérance de vie en Occident au XXe siècle est d'abord attribuable à des mesures de santé publique, souligne le Dr Breton. De même, les grands défis du secteur de la santé au XXIe siècle seront liés à la santé publique. On n'a qu'à penser aux épidémies ou aux liens entre la pollution et la santé. Partout dans le monde, les enjeux de santé publique reprennent le haut du pavé. »

La diversité et la richesse des expertises développées depuis plus de soixante ans en matière de santé publique se reflète dans les partenariats de recherche. Des chercheurs provenant de huit facultés et écoles de l'UdeM sont rassemblés au sein d'un important Institut de recherche,  chapeauté par l'École. De plus, l'Unité de santé internationale étend l'expertise de ces chercheurs à des projets de coopération dans les pays en développement. Enfin, des partenariats très solides ont été créés avec le Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CR-CHUM), le centre de recherche du CHU Sainte-Justine et le Centre de recherche Léa-Roback.

« Je me réjouis de voir notre École de santé publique s'implanter à proximité de notre centre hospitalier et de son centre de recherche, au sein du Quartier de la santé, conclut le Dr Breton. Nous pourrons ainsi faire fructifier les échanges entre les scientifiques et les professionnels de nos établissements, au bénéfice de toute la population du Québec »