L'UdeM formera plus d'enseignants d'espagnol

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  • Le 16 janvier 2012

Conséquence de la mondialisation et de la mobilité croissante des individus, l'apprentissage de l'espagnol suscite un intérêt inégalé. L'intérêt pour l'apprentissage de l'espagnol est en expansion partout dans le monde, y compris au Canada. Attentif à cette tendance, le Département de littératures et de langues modernes de l'Université de Montréal accroitra sa participation à la formation des enseignants dans les cégeps et écoles secondaires de Montréal en ajoutant une concentration Espagnol langue seconde à la maitrise en études hispaniques.

 

L'implantation est prévue pour l'automne 2012.

Cette modification, adoptée à l'unanimité par les membres de la Commission des études le 13 décembre dernier, répond à «l'impérieuse nécessité de donner une formation adéquate au nombre, toujours croissant, d'étudiants intéressés par une maitrise axée sur la didactique de l'espagnol langue seconde», comme on peut le lire dans le document de présentation.

S'ajoutera par la même occasion une concentration Langue et littérature préparant l'étudiant à un parcours en recherche. On s'attend à ce que les étudiants de cette concentration poursuivent des études doctorales après l'obtention de leur diplôme. La concentration Espagnol langue seconde, de nature pratique, prépare les étudiants à l'enseignement de la langue au collégial ou dans le cadre privé.

La doyenne de la Faculté des sciences de l'éducation, Louise Poirier, a signalé la collaboration de son unité dans ce projet.

Doctorat en interprétation

De son côté, la Faculté de musique propose la création d'un nouveau programme d'études destiné aux étudiants de troisième cycle en interprétation. Il s'agit d'un diplôme d'études professionnelles approfondies en musique.

Depuis son instauration en 1995, le diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) en interprétation attire de nombreux étudiants issus du baccalauréat ou de la maitrise. Ils consacrent une année supplémentaire à leurs études afin de se préparer aux grands concours internationaux, passage obligé des interprètes visant une carrière à l'extérieur du pays.

Le nouveau programme permettra une formation essentiellement basée sur la pratique instrumentale et comptera peu de cours théoriques. Il saura répondre aux besoins en formation de la clientèle étudiante des cycles supérieurs et inclura la préparation aux compétitions nationales et internationales les plus courues comme le Concours de musique du Canada, le Prix d'Europe, le Concours musical international de Montréal et le Concours OSM Standard Life.

Rapport du Groupe sur l'évaluation de l'enseignement

Adopté en mai dernier, le rapport du Groupe sur l'évaluation de l'enseignement (GEE) a été présenté à la Commission des études par Jean-Pierre Blondin, vice-recteur adjoint aux études de premier cycle. Présidé par M. Blondin, assisté d'Anne-Marie Girard, ce groupe avait pour mandat de «revoir la portée et l'application des politiques actuelles sur l'évaluation de l'enseignement et [...] proposer les modifications qu'il estime nécessaires». Marie Alderson, professeure agrégée à la Faculté des sciences infirmières, Anne Charbonneau, vice-doyenne à la Faculté de médecine dentaire, Nicole Dubreuil, professeure titulaire à la Faculté des arts et des sciences, Jocelyn Forget, chargé de cours et responsable de formation professionnelle à cette même faculté, et Michel Laurier, professeur titulaire à la Faculté des sciences de l'éducation, étaient membres du Groupe.

Pour l'essentiel, le GEE considère que la situation de l'évaluation de l'enseignement à l'Université de Montréal s'est stabilisée au cours des 10 dernières années, soit depuis l'adoption en mai 2001 du rapport du Groupe de suivi sur l'évaluation de l'enseignement, préparé sous la direction de Claire McNicoll.

La situation actuelle est «globalement viable et, malgré d'inévitables tensions, tout à fait productive», dit le rapport. Il compte neuf recommandations dont la suivante (la neuvième): «Que les unités encouragent les professeurs, les chargés de cours et les étudiants à mettre sur pied des activités de rétroaction en cours de trimestre, particulièrement lorsqu'un cours est offert pour la première fois.»

On veut en effet améliorer la qualité de l'enseignement, dès le début du trimestre, afin que cette rétroaction «puisse avoir des effets bénéfiques au cours du trimestre même où elle prend place ». Le groupe d'experts considère qu'il faut inciter chaque unité à concevoir et à proposer des solutions pour faciliter l'accord entre les professeurs, les chargés de cours et les étudiants.

Modifications en médecine dentaire

Le programme de maitrise en médecine dentaire de l'UdeM offre actuellement trois concentrations : la dentisterie pédiatrique, l'orthodontie et la réhabilitation prosthodontique. Une modification de ces concentrations prévoit la création de diplômes d'études supérieures (DES) qui s'ajouteront à la maitrise. Dans cette nouvelle structure, les étudiants auront l'obligation de suivre concurremment les cours de leur concentration en médecine dentaire et ceux du DES correspondant. Leurs deux diplômes seront délivrés lorsqu'ils auront satisfait à toutes les exigences.

Il s'agit d'une modification permettant, entre autres, un meilleur financement des programmes d'études de la part du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Des changements visant l'amélioration du programme seront apportés ultérieurement. Par exemple, on souhaite uniformiser la formation en recherche dans les différentes concentrations et modifier certains cours et contenus afin de mieux répondre aux diverses attentes des programmes, incluant les besoins de la population, les changements technologiques et les exigences d'agrément.

M.-R.S.