Les jeunes Français fous de l'UdeM

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  • Le 23 janvier 2012

  • Marie Lambert-Chan

Ils sont jeunes, ils veulent faire des études universitaires et ils rêvent de Montréal et de l’Université de Montréal. Pour la première fois, le Service de l'admission et du recrutement de l'Université de Montréal a tenu deux journées d'admission à Paris les 10 et 11 janvier derniers. Les jeunes Français ont pu non seulement découvrir les programmes et les services de l'établissement, mais aussi recevoir une offre d'admission sur place.

 

L'initiative unique en son genre a suscité un engouement inespéré. Selon les chiffres officiels comptabilisés par le personnel d'accueil du Centre culturel canadien, où se tenait l'activité, 761 personnes se sont présentées aux Journées de l'UdeM à Paris, soit le double de l'objectif fixé initialement par le service. De ce nombre, 90 ont reçu une offre d'admission. Près de 2400 personnes ont par ailleurs visité la page Web des Journées.

Il y avait tant de monde que la file d'attente s'étirait jusque dans la rue, ont observé les agentes d'admission Julie Benoit et Nicole Couture, ainsi que la conseillère en recrutement Lise Galarneau.

Michèle Glémaud«Nous avons toujours tenu des activités promotionnelles en Europe, mais elles avaient lieu dans le cadre de salons d'études auxquels participaient plusieurs établissements québécois. C'est la première fois que nous organisons des journées uniquement consacrées à l'UdeM et où nous permettons aux gens intéressés de discuter avec des agents et de recevoir une offre d'admission sur place», explique Michèle Glémaud, directrice du Service de l'admission et du recrutement.

En raison de cet achalandage exceptionnel, les futurs étudiants ont dû attendre plus de deux heures avant de pouvoir s'assoir avec l'une des agentes. «Personne ne s'est plaint. Au contraire, plusieurs ont affirmé avoir apprécié le temps qui leur a été consacré», remarque Mme Glémaud.

Elle ajoute que cette formule novatrice a donné l'occasion aux agentes d'admission d'expérimenter un rapport différent avec la clientèle. «Généralement, on traite les demandes sans voir ceux et celles qui les font, dit-elle. Une rencontre en personne change toute la dynamique, c'est-à-dire qu'on a l'occasion de conseiller l'étudiant quant à son parcours et à ses perspectives d'études.»

La directrice signale que les Journées de l'UdeM à Paris ont exigé une plus grande logistique que celle requise par un exercice de promotion traditionnel, et ce, autant sur place que dans les semaines précédentes. À ce chapitre, elle salue le travail de Julie Benoit, l'instigatrice du projet, et celui de Judith Picard, conseillère en recrutement, qui a chapeauté les activités de communication et de promotion des Journées.

Pour Michèle Glémaud, tout cela confirme l'attraction qu'exerce Montréal sur les jeunes Français. «Ils sont contents de pouvoir suivre une formation en français dans une ville bilingue, croit-elle. Les côtés pratique et théorique de nos programmes leur plaisent également beaucoup.»

La crise économique qui touche l'Europe est un facteur non négligeable. «Les offres d'études et d'emploi sont plus intéressantes ici. Notre équipe de recrutement constate le même phénomène en Belgique et en Espagne», ajoute-t-elle.

Michèle Glémaud espère répéter les Journées de l'UdeM à Paris l'année prochaine. «Nous avons déjà plusieurs idées pour améliorer le processus, notamment pour réduire le temps d'attente», annonce-t-elle.

Marie Lambert-Chan

 

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