De généreuses bourses pour les étudiants en traduction

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  • Le 30 janvier 2012

  • Marie Lambert-Chan

Michel SéguinQue diriez-vous de recevoir quelques centaines de dollars grâce à de bonnes notes et sans avoir à en faire la demande? C'est la chance qu'ont les étudiants en traduction du Département de linguistique et de traduction et de la Faculté de l'éducation permanente de l'Université de Montréal.

 

Depuis 2010, chaque trimestre, les meilleurs d'entre eux reçoivent une bourse et cela se poursuivra jusqu'en 2013. Ils sont plusieurs jusqu'à présent à avoir été récompensés: l'été dernier, 98 étudiants de premier cycle se sont partagé 44 300 $.

Cet argent est alloué en vertu du Programme de renforcement du secteur langagier au Canada, une initiative du gouvernement fédéral qui fait partie de la Feuille de route pour la dualité linguistique canadienne 2008-2013: agir pour l'avenir. Huit millions de dollars sont accordés à divers établissements pour le volet Bourses universitaires en traduction. «De mémoire, j'ai rarement vu un programme si généreux», estime Michel Séguin, coordonnateur du programme de bourses en traduction de l'Université.

Le gouvernement canadien cherche ainsi à appuyer la formation d'une main-d'œuvre qualifiée et à améliorer la capacité des organismes privés et publics dans le secteur langagier. Il vise plus particulièrement à favoriser la rétention et la diplomation de nouveaux traducteurs et interprètes. Il souhaite encourager les étudiants à faire carrière dans ces domaines.

«Actuellement, il y a une pénurie de traducteurs qualifiés sur le marché, observe M. Séguin. Certes, on trouve beaucoup de traducteurs, mais plusieurs d'entre eux pensent être en mesure d'exercer cette fonction seulement parce qu'ils maitrisent bien le français et l'anglais. Or, ce n'est pas suffisant et c'est pourquoi nous insistons sur l'importance d'une formation universitaire.»

Tous les étudiants citoyens canadiens ou résidents permanents inscrits à un programme de traduction dont ils suivent au moins un cours pendant le trimestre visé par le programme sont admissibles.

Chaque session, les dossiers des étudiants sont revus par le comité du programme des bourses en traduction de l'UdeM. «Nous regardons la moyenne cumulative du trimestre précédent et calculons le montant de la bourse en fonction du nombre de cours suivis, explique M. Séguin. Puis, nous distribuons l'argent jusqu'à épuisement de l'enveloppe.» Un courriel est envoyé aux heureux élus qui n'auront que quelques formulaires à signer pour obtenir leur bourse.

Par exemple, un étudiant de première année au baccalauréat se verra remettre 300 $ par cours suivi pendant une session donnée, jusqu'à concurrence de 3000 $ par année. Les modalités varient selon les cycles et les programmes. Pour plus de renseignements, consultez le site des bourses d'excellence en traduction.

Marie Lambert-Chan

 

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