Une équipe du CRCHUM reçoit 2,8 M $ pour la recherche sur la prévention du cancer

Une équipe dirigée par le Dr Jack Siemiatycki du Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CRCHUM) et à laquelle participe le Dr Michael Pollak, de l'Université McGill, entreprend un projet de recherche d'une durée de cinq ans qui lui permettra de développer et d'appliquer un nouvel outil connu sous le nom de CANJEM (CANadian Job-Exposure Matrix). Il s'agit en fait d'une matrice emploi-exposition qui permettra de découvrir les causes professionnelles de cancer du poumon, du cerveau, des ovaires et du cancer colorectal.

 

Grâce à un soutien financier de 2,8 M $ fourni par la Société de recherche sur le cancer et le Fonds de Recherche Québec - Santé, l'équipe espère réaliser d'importants progrès dans la prévention du cancer en mettant l'accent sur les causes modifiables de cancer, en particulier celles rencontrées dans le milieu de travail (par exemple, l'amiante, le radon gaz, le formaldéhyde).

La pièce maîtresse de ce projet de recherche est le CANJEM, un outil dynamique et facile à utiliser qui intégrera les données accumulées au cours des 30 dernières années relativement à l'exposition à 300 agents cancérigènes dans plus de 3 200 emplois ainsi que des bases de données sur l'hygiène provenant du Québec, des États-Unis et de l'Europe. En plus des expositions aux produits chimiques, CANJEM intégrera des informations propres à différentes professions relativement aux périodes de travail, à l'effort physique et à l'exposition aux champs électromagnétiques. Cet outil pourra de plus être mis à jour et utilisé dans d'autres pays.

Le CANJEM constituera un outil précieux pour les professionnels de la santé au travail qui cherchent à identifier les expositions potentielles dans différents milieux de travail à des fins de surveillance ou pour évaluer des expositions passées à des fins d'indemnisation. Les résultats des études épidémiologiques réalisées à l'aide du CANJEM seront mis à la disposition des scientifiques, des journalistes, des autorités de la santé publique, des organismes de réglementation et toute autre partie intéressée à évaluer et, ultimement, prévenir les risques professionnels et environnementaux de cancer.

Pour le Dr Siemiatycki, l'annonce faite aujourd'hui constitue un pas important vers une meilleure prévention du cancer. « Les investissements importants consentis depuis 40 ans dans la recherche de méthodes améliorées de diagnostic et de traitement ont conduit à des améliorations dans le pronostic de certains types de cancer. Par contre les progrès touchant la survie au cancer ont été plutôt lents et modestes. La meilleure façon de réduire le fardeau du cancer est de l'empêcher. Et prévenir le cancer par l'identification de ses causes modifiables et à l'aide d'interventions pertinentes en santé publique constitue l'étape la plus humaine et possiblement la plus efficace sur le plan des coûts afin de relever ce défi », a fait remarquer le Dr Siemiatycki.

Pour M. Jacques Turgeon, Ph.D., Directeur du CRCHUM, cette heureuse nouvelle illustre parfaitement l'importance et le rayonnement des travaux menés par les équipes du Centre de recherche du CRCHUM. « Le combat contre le cancer est un défi qui peut parfois sembler insurmontable. Grâce à la ténacité de chercheurs tels que le Dr Siemiatycki, nous sommes mieux outillés pour prévenir cette maladie et permettre ainsi à des millions de personnes, non seulement ici, mais partout dans le monde, de garder espoir et d'entrevoir l'avenir avec confiance ».

 

Direction des communications Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM)

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