Chaires de recherche du Canada : deux nouvelles chaires et six renouvellements

Du patrimoine bâti à la modélisation des processus biologiques en passant par la médecine personnalisée, voici encore un concours des chaires de recherche du Canada où se sont illustrées la qualité et la diversité de la recherche à l'Université de Montréal.

 

Depuis le milieu du XXe siècle, la définition du patrimoine bâti a beaucoup évolué pour inclure notamment des usines, des arrondissements, des paysages urbains, ce qui implique un changement dans la gouvernance, la mise en valeur et la conservation de ce patrimoine. Christina Cameron poursuivra l'étude de ces évolutions grâce au renouvellement de sa chaire de recherche du Canada en patrimoine bâti (niveau 1). Cette dernière fait partie des quelques vingt chaires de recherche du Canada détenues par des femmes à l'Université de Montréal.

En plus de Mme Cameron, cinq chercheurs ont renouvelé leur chaire. Deux chaires sont de niveau 1, soit d'une durée de sept ans : André Charrette, de la Faculté des arts et des sciences, pour sa chaire de recherche du Canada sur la synthèse stérésélective des molécules bioactives et Guy Rouleau, de la Faculté de médecine, pour sa Chaire de recherche du Canada en génétique du système nerveux. Par ailleurs, trois chaires de niveau 2 ont été renouvelées pour une durée de cinq ans. Il s'agit de : Karl Fernandes, de la Faculté de médecine pour sa chaire de recherche du Canada en cellules souches neurales ; Philippe Roux, de la Faculté de médecine, pour sa chaire de recherche du Canada sur la signalisation cellulaire et la protéomique ; et Till van Rahden, de la Faculté des arts et des sciences, pour sa chaire de recherche du Canada en études allemandes et européennes.

Ce concours a également permis la création de deux nouvelles chaires de niveau 1.
Jean-Claude Tardif, professeur à la Faculté de médecine et directeur du centre de recherche de l'Institut de Cardiologie de Montréal, centre affilié de l'Université de Montréal, œuvre depuis 20 ans dans la recherche sur l'athérosclérose et les maladies associées. Sa chaire de recherche du Canada en médecine personnalisée et translationnelle devrait lui permettre de développer de nouvelles thérapies contre l'athérosclérose et des pathologies associées et de découvrir de nouveaux biomarqueurs permettant d'évaluer, chez les patients, le risque de développer ces maladies et la réponse au traitement. Finalement, grâce à l'obtention de la Chaire de recherche du Canada en systèmes et biologie synthétique, Michael D. Tyers s'est joint à la Faculté de médecine et l'Institut de Recherche en Immunologie et Cancérologie (IRIC). Ce chercheur chevronné, en provenance de l'Université d'Edimbourg en Écosse, est un spécialiste de renommée internationale en croissance et division cellulaires. Sa recherche permettra de décrire et modéliser les composants de processus biologiques complexes comme l'équilibre entre la croissance cellulaire et la division cellulaire ou des interactions protéiques impliquées dans la reconnaissance de substrats. L'étude de ces processus biologiques allie entre autres la biochimie, la génétique, la spectroscopie de masse et la microscopie. Une partie des appareillages nécessaires à sa recherche a été financée par la Fondation Canadienne pour l'Innovation.

Le vice-rectorat à la recherche, à la création et à l'innovation tient à féliciter tous ces chercheurs et leur souhaite le meilleur des succès dans leur recherche.

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