De nouvelles destinations s'offrent aux étudiants attirés par l'étranger

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  • Le 26 mars 2012

  • Mathieu-Robert Sauvé

Geneviève Dorval, étudiante en anthropologie, s’offre une randonnée tout près de Stellenbosch, en Afrique du Sud, où elle effectue un stage pour étudier le changement social postapartheid, l’histoire et les droits de la personne.Dix étudiants prendront la direction de l'Australie au cours de la prochaine année afin de vivre une expérience internationale. «C'est une destination qui est offerte pour la première fois dans nos programmes d'échanges et nous en sommes très fiers», dit Yves Guay, qui dirige la Direction des relations internationales.

 

De 500 à 600 étudiants prendront part aux différents programmes d'échanges à l'étranger cette année, un nombre qu'on espère voir croitre de 50 % durant les années à venir. Pendant le séjour, l'étudiant demeure inscrit à l'UdeM et y acquitte les droits de scolarité. Les établissements d'accueil n'exigent pas de droits de scolarité, sauf dans certains cas des frais administratifs et d'assurance maladie. Les cours réussis à l'établissement d'accueil figurent sur le relevé de notes de l'UdeM avec la mention «équivalence» au retour de l'étudiant.

Étudiante en anthropologie, Geneviève Dorval est présentement à Stellenbosch, en Afrique du Sud, où elle suit des cours sur le changement social postapartheid, l'histoire et les droits de la personne. «L'Afrique du Sud m'attirait beaucoup en raison de sa diversité ethnique et de sa situation sociale et politique fascinante. De plus, je n'avais jamais mis les pieds sur le continent africain, explique-t-elle par courriel. J'apprécie chaque jour d'avoir décidé de partir faire cette session à l'étranger. C'est une expérience extrêmement enrichissante que de recommencer sa vie à zéro pour une demi-année et de devoir s'acclimater à un nouveau pays, une nouvelle maison, une nouvelle école et des nouveaux amis. Ça me donne une nouvelle perspective sur ce que nous vivons au Québec.»

Chloé Beaudet-CentomoPour Chloé Beaudet-Centomo, étudiante en science politique, le principal problème était de choisir une destination; pas facile quand le monde s'offre à vous! «J'ai opté pour l'Irlande, où je passerai un an dès l'automne qui vient», explique-t-elle, déjà fébrile à l'idée de se rendre en Europe. Elle a particulièrement hâte de suivre ses cours sur la religion et l'organisation politique.

Judith BeaulieuJudith Beaulieu, elle, est allée au Mexique en 2002. «Ça a été la plus belle expérience de ma vie», soutient celle qui s'occupe, depuis, de l'organisation des programmes d'échanges à la Maison internationale. Partie au départ pour améliorer son espagnol et enrichir ses études d'une expérience sur le terrain, l'étudiante en études internationales a noué des liens solides avec les Mexicains et est revenue transformée. Elle a effectué un nouveau stage en Argentine en 2006, alors qu'elle faisait sa maitrise en communication.

Après avoir été séduite par l'Espagne pendant ses études secondaires, Éliane Fréchette s'était promis d'y retourner un jour. L'occasion s'est présentée en 2011 et elle s'y trouve actuellement. «L'Espagne, son architecture, son climat clément, son cout de la vie abordable (bah, à Grenade du moins!), ses plages, son ambiance universitaire, ses tapas, les marchés, la langue espagnole, etc., toutes ces choses, elles me charment toujours», écrit l'étudiante en linguistique et traduction sur le blogue de la Maison internationale. Elle adore jeter un œil sur l'Alhambra en se rendant à ses cours, lever son regard vers le bleu du ciel andalou, se promener dans les mille et une rues du vieux quartier de l'Albayzín et profiter de la proximité de la mer. Elle aime le prix des taxis (pas chers) et la diversité culturelle. Mais elle déteste la bureaucratie espagnole et le service postal. «Somme toute, conclut-elle, l'Espagne est un très beau pays, riche en culture et paysages qui vous couperont le souffle, bref, un excellent choix pour y séjourner quelques mois dans le cadre d'un échange international.»

Yves GuayNouvelles destinations

Avec des pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique du Sud qui s'ouvrent de plus en plus à la collaboration internationale, les ententes de partenariat avec des établissements universitaires se multiplient. «Nous déployons beaucoup d'efforts pour permettre aux étudiants d'avoir le meilleur choix possible d'universités à l'étranger, poursuit M. Guay. La Corée du Sud, Hong Kong et le Brésil sont des destinations qui gagnent en popularité.»

Même si l'Australie demeure un pays essentiellement anglo-saxon, l'intérêt pour le français y est croissant, de sorte que de nombreux Australiens francophiles sont intéressés par un séjour d'études au Québec. Même chose du côté des étudiants brésiliens. Cela ouvre autant de portes aux étudiants d'ici désireux de partir là-bas. «De façon générale, on doit respecter un certain quota quant aux étudiants étrangers que nos accueillons et ceux d'ici qui partent.»

Voilà pourquoi pour l'instant peu d'étudiants québécois entreprennent des trimestres d'études dans des universités canadiennes-anglaises ou américaines par exemple. Les étudiants des autres provinces et des États-Unis sont plus attirés par les pays francophones d'Europe que par les villes québécoises. «C'est plus exotique.»

Une nouvelle entente conclue avec le programme National Student Exchange permet toutefois à des étudiants du campus de choisir des destinations américaines sans égard à cette contrainte. Une quinzaine d'étudiants de l'UdeM en profiteront cette année. Il y a d'ailleurs encore des places disponibles. Pourquoi ne pas aller passer six mois en Californie, à La Nouvelle-Orléans ou au Texas?

Les projets de séjour pour l'année 2012 sont déjà déposés, mais il n'est jamais trop tôt pour planifier une participation à un programme d'échanges. Toute l'information se trouve à la Maison internationale.

Mathieu-Robert Sauvé

 

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