La FEP s'ouvre au deuxième cycle

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  • Le 26 mars 2012

  • Mathieu-Robert Sauvé

Le journalisme est enseigné depuis 30 ans à la FEP. (Photo: iStockphoto)Un programme menant à un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) en journalisme verra le jour à l'Université de Montréal l'automne prochain. C'est ce qu'ont décidé les membres de la Commission des études à leur réunion du 20 mars dernier.

 

L'objectif est de «former des journalistes polyvalents, munis d'une pensée analytique et critique combinée à une solide culture générale et à la capacité de contextualiser et d'approfondir les dossiers, tout en leur permettant de maitriser de multiples plateformes. La formation disciplinaire, pluridisciplinaire et professionnelle qui sera offerte dans le cadre de ce programme permettra aux étudiants d'avoir une approche transversale de l'information», peut-on lire dans le document de présentation.

L'UdeM deviendra ainsi la troisième université québécoise, après les universités Laval et Concordia, à offrir un tel programme. Depuis 2010, des représentants des départements de communication, de mathématiques et de statistique et de science politique travaillent étroitement avec la Faculté de droit et la Faculté de l'éducation permanente (FEP) à ce projet. Gérard Boismenu, Christian Blanchette et Gilles TrudeauLa nouvelle formation s'inspire des programmes existants, mais se distingue sur le plan de la «sélection des connaissances disciplinaires à acquérir par les étudiants, leur permettant de se spécialiser en fonction de leurs intérêts et affinités propres, sans pour autant négliger les compétences professionnelles attendues des journalistes généralistes». Les doyens Gérard Boismenu (Faculté des arts et des sciences), Christian Blanchette (FEP) et Gilles Trudeau (Faculté de droit) ont exprimé leur fierté d'avoir travaillé ensemble à ce projet interfacultaire. «Le journalisme est enseigné chez nous depuis 30 ans. Nous souhaitions trouver un bon équilibre entre la formation initiale et l'approche critique», a dit M. Blanchette. Il s'agit d'un moment historique pour la FEP, qui fait ses premiers pas aux cycles supérieurs.

Santé mondiale en vedette

L'École de santé publique poursuit la mise en valeur du volet «santé mondiale» en créant un microprogramme, un DESS et de nouvelles concentrations dans des programmes du Département de médecine sociale et préventive. «Les objectifs sont de définir des concepts et des cadres théoriques, d'élaborer des interventions, de cerner des enjeux éthiques», a mentionné Roch Chouinard, doyen de la Faculté des études supérieures et postdoctorales. L'implantation est prévue pour cet automne.

La santé mondiale occupe une place centrale à l'UdeM, a rappelé le doyen. Qu'entend-on par santé mondiale? Selon l'Institute of Medicine des État-Unis, le terme fait référence à «des problèmes, des problématiques ou préoccupations de santé qui dépassent les frontières nationales et qui peuvent être influencés par des évènements et expériences ayant lieu dans d'autres pays. Les questions de santé mondiale sont susceptibles d'être mieux résolues (abordées, traitées) par des actions et des solutions de coopération.»

Par ailleurs, le programme de maitrise en santé environnementale et santé au travail comptera une concentration Santé environnementale mondiale. Le diplôme complémentaire en gestion des services de santé aura une concentration similaire ainsi que le programme de maitrise en administration des services de santé.

Dans ce dernier cas, des concentrations Évaluation des services, organisations et systèmes de santé et Analyse des organisations et systèmes de santé seront ajoutées.

Le DESS en administration des services de santé proposera lui aussi la concentration Évaluation des services, organisations et systèmes de santé et la concentration Générale devient la concentration Gestion du système de santé.

Au Département d'administration de la santé, un microprogramme de troisième cycle (Analyse et évaluation des services, organisations et systèmes de santé) verra le jour.

Modifications en cinéma et en études médiévales

À la Faculté des arts et des sciences, le Département d'histoire de l'art et d'études cinématographiques modifiera la maitrise en études cinématographiques en ajoutant une modalité avec travail dirigé. On s'inspire de ce qui se fait dans certains programmes de l'Université de Montréal (études allemandes, études hispaniques) et dans d'autres universités en Amérique du Nord. «Le principal objectif de cette modification est d'adapter notre offre académique aux étudiants qui sont intéressés par une formation avancée en études cinématographiques, mais pas nécessairement par la recherche savante. En effet, un bon nombre d'étudiants de deuxième cycle en cinéma se destinent non pas à une carrière d'enseignement et de recherche en milieu universitaire, mais à l'enseignement collégial, au travail dans les institutions de conservation et de diffusion (cinémathèques, festivals, etc.), dans les médias et les milieux culturels (journaux, revues spécialisées, Web, etc.) ou encore dans le milieu du cinéma et du jeu vidéo (scénarisation, réalisation, montage, mixage, etc.). Ces étudiants n'ont pas besoin d'une formation fondée sur l'approfondissement d'un seul sujet et la rédaction d'un mémoire, mais plutôt d'une formation variée», apprend-on dans le document de présentation.

En études médiévales, les programmes de mineure et de majeure seront modifiés. Les cours ont été distribués dans les nouveaux blocs Latin, Outils, Histoire médiévale, Culture médiévale et Langues et philologie. Moins nombreux que dans le programme actuel, ces blocs regroupent de façon logique les cours existants. Ils simplifient le choix des étudiants et rendent le programme plus souple.

Par ailleurs, l'École de bibliothéconomie et des sciences de l'information procède à la révision de son programme de certificat en archivistique. «Les contenus et méthodes pédagogiques permettront aux futurs archivistes de faire face à des problèmes de gestion documentaire à dimensions multiples (sociétale, technologique, juridique). En effet, les défis auxquels les organisations modernes sont confrontées exigent pour les surmonter une diversification des connaissances et des habiletés en matière de gestion électronique des archives.»

À la suite de l'évaluation des programmes de l'école en 2009 et des rapports qui ont été produits lors de ce processus, plusieurs indicateurs révèlent qu'il est maintenant nécessaire d'apporter des modifications au contenu du certificat.

Mathieu-Robert Sauvé

 

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