Les gagnants des concours de photo et de BD exposent

Le troisième prix a été gagné par Geneviève Lalande avec Plongeon.Réunis sur le thème «Tension» et faisant l'objet d'une exposition itinérante, les concours interuniversitaires de photographie et de bande dessinée dévoilaient leurs gagnants le 5 avril. Anthony Charbonneau a remporté le premier prix (500 $) pour sa bande dessinée Entretien avec un monstre.

 

Les étudiants Geneviève Robitaille, Sébastien Patenaude-Francœur et Audrey Lahaie ont quant à eux gagné le premier prix (500 $) pour leur photo Les petits plaisirs invitent au partage et à la célébration. Les deuxièmes et troisièmes prix (350 $ et 250 $) ont été remis à Nicolas Lachapelle et à Vincent Duperray en bande dessinée, ainsi qu'à Geneviève Gagnon et à Geneviève Lalande en photographie.

Cette photo a valu le premier prix à Geneviève Robitaille, Sébastien Patenaude-Francœur et Audrey Lahaie.Le Concours interuniversitaire de photographie a 26 ans. Il a été créé à l'Université de Montréal, nous apprend Gaétan Villandré, coordonnateur aux Activités culturelles de l'UdeM. «Le concours de photo et celui de bande dessinée font le lien avec les ateliers qu'offre l'Université. La photo et la BD impliquent souvent un travail solitaire. Ces concours permettent de rassembler ces créateurs et surtout leur offre l'occasion de montrer le fruit de leur travail.»

Imposer un thème abstrait comme «Tension» évite aux juges de ne traiter que le contenu des photos et des bandes dessinées. «Si l'on demandait aux étudiants des photos de couchers de soleil, par exemple, on jugerait des images peut-être peu recherchées, explique M. Villandré. Avec un thème non traditionnel, on est sûr de ne pas avoir des albums de vacances pour le concours de photographie. Les photos envoyées témoignent d'un vrai travail de recherche sur les plans du contenu et de la forme. La tension peut être exprimée de toutes sortes de façons.»

Photographie

Les éléments d'évaluation comprennent le traitement du sujet, l'habileté technique du photographe du point de vue du tirage de l'épreuve, l'utilisation du support photographique (mise au point, cadrage, profondeur de champ, contrastes, vitesse d'obturation, etc.) et la réception de l'image en ce qui concerne la sensibilité du spectateur. «Nous nous assurons pour les deux concours de constituer un jury diversifié», précise Gaétan Villandré.

Carl Lessard, photographe de mode et portraitiste, Maxime Leduc, photographe artistique et enseignant, et Samuel Fontaine, directeur de création dans des agences publicitaires, ont sélectionné les meilleures photos. Sur les 294 images reçues, les trois juges en ont choisi 50 pour l'exposition. De ce nombre, trois ont valu un prix à leurs auteurs, quatre une mention. Les commentaires des juges sur l'ensemble des photos donne une bonne idée de la qualité des œuvres soumises: «Créer ou exprimer une tension en photographie est très difficile. Malgré la difficulté de ce thème, nous sommes fiers d'accorder ces sept prix à de magnifiques œuvres qui relèvent bien le défi. Il y avait énormément de diversité dans l'interprétation du thème.» Trois des quatre mentions (100 $ chacune) sont allées à des étudiants de l'UdeM, soit Raphaël Thibodeau pour l'originalité de la vision, Pascal Dumont pour l'habileté technique et Xavier Proulx pour le traitement photographique.

Bande dessinée

Le Concours interuniversitaire de bande dessinée est encore tout jeune: c'est sa troisième année. Le jury exige lui aussi un traitement original du sujet et juge l'habileté technique du dessin (qualité du dessin, maitrise de la perspective, du mouvement, de la lumière, etc.). Chaque participant devait proposer deux planches avec un scénario original et une couverture, le tout signé d'un pseudonyme. Les deux autres critères d'évaluation concernent plutôt le scénario et les dialogues. La portée de l'histoire quant au spectateur et la maitrise de l'écriture, en ce qui a trait autant à la narration qu'à la langue même, ont déterminé les gagnants de cette année.

À la barre de cette évaluation se trouvent Martin Dubé, spécialiste en bande dessinée à la librairie Le port de tête; Luc Bossé, auteur de bddecul.wordpress.com et fondateur des Éditions Pow Pow; et Zviane, auteure de plusieurs bandes dessinées dont L'ostie d'chat (blogue et livre) et La plus jolie fin du monde. L'exposition permet d'admirer les planches des trois gagnants et les 18 autres bandes dessinées retenues.

Amorçant leur tournée sur le campus, les 50 photos et les 18 bandes dessinées pourront être vues dans les 14 universités francophones participantes. La «tension» s'exhibe donc au Centre d'exposition de l'UdeM jusqu'au 15 avril.

Charlotte Biron
Collaboration spéciale

 

Sur le Web