L'Université de Montréal toujours aussi présente à l'Acfas

 

« La recherche, c'est la nouvelle richesse des sociétés. C'est un bien social. Elle permet des débats éclairés et, grâce à elle, nous vivons mieux», croit fermement Pierre Noreau, président de l'Acfas, qui est aussi professeur de droit à l'Université de Montréal. Lui qui a fait sa première communication scientifique à l'Acfas lorsqu'il était jeune chercheur est heureux de constater que les chercheurs de l'UdeM s'impliquent toujours autant année après année lors du congrès annuel, qui se déroulera cette année du 7 au 11 mai au Palais des congrès de Montréal.

 

 

 

Les chercheurs de l'UdeM  livreront 685 communications, soit plus de 15 % du total des interventions parmi les 170 colloques, 1 000 communications libres et 100 tables rondes au programme de l'Acfas cette année. « Notre principal critère d'acceptation, c'était la qualité », rappelle Monique Cormier, présidente du comité scientifique du 80e congrès, en ajoutant que chaque université avait son «ambassadeur» parti à la recherche de candidatures. 22 universités canadiennes qui y seront représentées font  partie du comité scientifique de la rencontre, où sont attendus 6000 participants de quelque 110 disciplines en provenance d'une trentaine de pays.

Parmi les 685 conférences présentées par des chercheurs de l'UdeM, en voici quelques-unes à ne pas manquer :

Mieux comprendre la décision d'accorder une libération conditionnelle à l'aide de la méthode des jugements simulés

Chloé LECLERC, Université de Montréal, École de criminologie

Alors que la décision entourant le choix d'une peine a fait l'objet de plusieurs études, les décisions entourant les octrois des libérations conditionnelles ont beaucoup moins retenu l'attention des chercheurs. Nous utilisons la méthode des jugements simulés pour comprendre les décisions de 200 citoyens quant à l'octroi ou non d'une libération conditionnelle de trois détenus. Le but de cette communication est de présenter les différents éléments qui influencent les décisions de ces citoyens.

Colloque 418, lundi 7 mai, 11 h 20

Tensions et incertitudes autour de la « dépression postnatale » et de son traitement

Marie-Laurence Poirel, Université de Montréal, École de service social

L'avènement, assez récent, de la dépression postnatale comme problème avéré de santé mentale et comme catégorie diagnostique psychiatrique pourrait avoir contribué à rendre plus visible une réalité de souffrance troublante et souvent camouflée, éprouvée par les femmes qui viennent d'enfanter. Entrecroisant différents regards, cette communication vise à ré-introduire la complexité - évacuée - de ce que recouvre la catégorie de dépression postnatale. Colloque 417, mardi 8 mai, 10 h 00

Identités religieuses et médias : étude documentaire des controverses religieuses dans les médias francophones au Canada (2010-2011)

Roger Alfani, Université de Montréal, Faculté de théologie et de science des religions

Depuis les événements de septembre 2001 à New York, plusieurs spécialistes reconnaissent le rôle important que jouent les médias face aux tensions liées à la religion. Cet exposé s'appuie sur l'analyse d'une banque de données constituées d'articles prélevés dans les principaux médias écrits francophones, entre avril 2010 et mai 2011. Le premier objectif était de comprendre comment les principaux médias francophones au Canada et en particulier au Québec ont relaté les grandes controverses ayant trait à la religion, en plus d'analyser comment s'y construisent et s'expriment les identités religieuses. Colloque 348, mardi 8 mai, 15 h 00

Quand le racisme et le colonialisme se mêlent à la violence conjugale : être mère victime de violence conjugale, de racisme ou de colonialisme

Dominique DAMANT, Université de Montréal, École de service social

Cette étude qualitative a donné la parole à une soixantaine de femmes racialisées victimes de violence conjugale. Le but de l'étude était de documenter l'expérience de maternité de femmes victimes de violence conjugale.  Le cadre d'analyse féministe nous a permis de voir comment des expériences comme le racisme, le statut d'immigration, le colonialisme, la religion viennent influencer la violence conjugale vécue. Colloque 465, mercredi 9 mai, 10 h 50

Zombie : le mythe et le symptôme anti-capitaliste

Pascal Vaillancourt, Université de Montréal, Département de littérature comparée

La popularité du zombie s'associe à la croissance de désirs et de peurs refoulées. Nous vivons une période de lobbying : les débats sur les autorités économiques et législatives font rage sur la toile et dans la rue. Il s'agit d'une opposition à la centralisation du pouvoir autour de puissances a priori hors de portée du peuple (mouvement Occupy Wall Street, débats de liberté sur Internet). C'est l'imaginaire d'une horde qui fait tomber le système capitaliste. Mais changer pour instaurer quoi ? Le zombie du 21e, c'est le symptôme d'une partie de la société qui se cherche un nouveau modèle.

Colloque 331, jeudi 10 mai, 14 h 10

L'affaire Lola ou l'occasion rêvée de repenser le couple en fonction du contrat

Alain ROY, Université de Montréal, Faculté de droit

Lors de la réforme du droit de la famille de 1980, l'État québécois a fait le choix de ne pas encadrer la relation des conjoints de fait. L'étude des travaux législatifs révèlent que ce choix tient essentiellement à la volonté de l'État de respecter la liberté contractuelle et l'autonomie de la volonté des principaux intéressés. Selon toute vraisemblance, peu de conjoints de fait se sont en réalité prévalus de la liberté contractuelle mise à leur disposition, se retrouvant par le fait même au centre d'un « vide juridique ». Comment expliquer ce phénomène?

Colloque 462, jeudi 10 mai, 13 h 50

Comprendre les auteurs de délits sexuels : une étude du lien entre le sadisme, les paraphilies et les troubles de la personnalité

Nicholas LONGPRÉ, Université de Montréal, École de criminologie

L'étude du sadisme sexuel pose un certain nombre de problèmes, tant théoriques que méthodologiques. La présente étude a pour objectif d'étudier le lien entre le sadisme sexuel et les troubles de la personnalité ainsi que les principales paraphilies observées chez les délinquants sexuels : sadisme sexuel, fétichisme, exhibitionnisme, frotteurisme, masochisme, voyeurisme, scatologie et transsexualisme, tel que définis par le DSM. Les participants à cette recherche sont 597 délinquants sexuels sous la juridiction du Service Correctionnel du Canada. Les résultats suggèrent qu'il existerait un lien entre le sadisme et divers troubles de la personnalité, soit la personnalité sadique, antisociale et état-limite, chez les délinquants sexuels. Communication libre, L'Univers différencié des sexualités, vendredi 11 mai, entre 9 h et 12 h

 

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