Un nouveau complexe de surveillance des épidémies animales sur le campus de l'UdeM

Le nouveau Complexe de diagnostic et d'épidémiosurveillance vétérinaires du Québec a été inauguré aujourd'hui à Saint-Hyacinthe par le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, M. Pierre Corbeil, en présence du recteur de l'Université de Montréal, Dr Guy Breton. Le Complexe, propriété du MAPAQ et voisin immédiat du campus de l'UdeM, accueillera des chercheurs dont les travaux permettront d'optimiser les interventions en matière d'épidémiosurveillance et de prévention des maladies d'origine animale.

 

«Il y a 7-8 ans, le monde a été parcouru par une grande frousse : c'était le risque d'une épidémie de grippe aviaire. La création de ce complexe d'épidémiosurveillance vétérinaire répond parfaitement à la mission de protéger les Québécois contre ce type d'épidémie, a souligné le recteur de l'UdeM, Guy Breton. Au Québec, nous avons des spécialistes en médecine animale de grande renommée. Ils sont d'ailleurs formés ici, à la Faculté de médecine vétérinaire de l'UdeM. Nous avons aussi des mécanismes rigoureux d'inspection des animaux. Ce processus s'articule d'ailleurs autour d'un partenariat étroit entre le MAPAQ et notre institution, la seule au Québec à former des spécialistes en santé animale et salubrité des aliments. »

Un investissement de 51,6 millions de dollars, engagé par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ) depuis 2006, a soutenu la construction de ce complexe et l'achat de l'équipement et du matériel spécialisés nécessaires à son fonctionnement. Plus de 80 employés rattachés au MAPAQ et à la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal uniront leurs efforts pour appuyer le travail des médecins vétérinaires et les activités des producteurs agricoles du Québec. Une partie des activités de la Faculté y sera transférée, notamment les salles d'autopsie. Tout le 3e étage accueillera des activités facultaires. L'ouverture de ce complexe s'ajoute à un développement majeur du Centre hospitalier universitaire vétérinaire. Depuis 1999, ce centre spécialisé en médecine animale a plus que triplé sa superficie.

Mentionnons d'ailleurs que la Faculté de médecine vétérinaire a pour mission de former la relève vétérinaire francophone en Amérique du Nord. À cet égard, le Ministère accordera cette année 41 bourses d'études totalisant 215 000 dollars à des étudiantes et des étudiants qui ont choisi d'orienter leur carrière dans le domaine des animaux de consommation.

« Les scientifiques qui travailleront au Complexe auront pour tâche d'identifier rapidement les maladies susceptibles d'affecter les animaux de manière à intervenir efficacement et à éviter qu'elles ne se propagent. De plus, la vitalité économique et la réputation du secteur bioalimentaire reposent, notamment, sur la qualité et la salubrité des produits alimentaires. Les animaux constituent le premier maillon de la chaîne bioalimentaire. Si nous voulons donner le goût du Québec et si nous voulons que l'industrie bioalimentaire continue de bien nourrir la population, nous devons nécessairement pouvoir compter sur un cheptel en santé », a précisé le ministre Corbeil.

Le ministre Corbeil a aussi rappelé l'attribution d'une aide financière de 9,8 millions de dollars au bénéfice du Centre hospitalier universitaire vétérinaire (CHUV) de l'Université de Montréal pour les exercices financiers de 2011-2014. Le CHUV est un hôpital vétérinaire complet, qui comprend l'hôpital des animaux de la ferme, l'hôpital des animaux de compagnie, l'hôpital équin et la clinique ambulatoire. Une grande part du mandat du Centre a pour objet la prévention et le traitement des maladies animales.

L'inauguration du Complexe comme l'annonce de l'aide financière consentie au CHUV s'inscrivent dans la Stratégie québécoise de santé et de bien-être des animaux « Pour UNE santé bien pensée ! » mise en œuvre par le Ministère de concert avec de nombreux partenaires.

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