Le nouveau CPE fait des heureux

La fenestration du nouveau CPE apporte une belle luminosité à tous les étages.En cette matinée d’été, les 78 enfants du nouveau centre de la petite enfance (CPE) de l’Université de Montréal respirent le bonheur. Au rez-de-chaussée, les poupons sont prêts pour leur collation, alors que les 18-24 mois reviennent de l’aire de jeu extérieure.

 

Maquillés en corsaires, les 2 à 3 ans dansent avec leur éducatrice. Les plus âgés, qui commenceront l’école maternelle au terme du présent semestre, occupent pour leur part le troisième étage. Tous s’amusent dans des locaux dotés d’immenses fenêtres. C’est un véritable mur de lumière qui s’offre à eux. «Les enfants aiment beaucoup que les fenêtres soient à leur niveau», mentionne le directeur adjoint du CPE, Éric Pineault.

Tous les locaux et le mobilier du centre, de la cuisine à la grande salle de motricité, répondent aux critères de développement durable les plus exigeants, incluant un système de chauffage et de climatisation géothermique. C’est grâce à un budget de 1,7 M$ (provenant principalement d’une contribution du ministère de la Famille et des Ainés) que le pavillon, signé par l’architecte Pierre Morency (diplômé de l’UdeM en 1990), a été érigé à l’angle du boulevard du Mont-Royal et de l’avenue Claude-Champagne, à Outremont. Le bâtiment se marie bien avec les constructions avoisinantes, tant par sa hauteur que par son revêtement en bois. D’ailleurs, le Comité consultatif d’urbanisme de la Ville d’Outremont a été très présent tout au long du projet.

L’ouverture du nouveau CPE, en avril dernier, a doublé d’un coup la capacité d’accueil pour les enfants des employés et des étudiants de la communauté universitaire (un CPE existait déjà au pavillon J.-A-DeSève). «Les places se sont envolées en quelques heures; il y avait des parents qui attendaient depuis des années, dans certains cas, une place pour leur enfant», résume Cathy Robertson, directrice générale du centre. Elle ajoute que le tiers de la clientèle est constitué d’enfants d’étudiants, une proportion supérieure à celle du premier établissement.

Création d’emplois

Du côté du personnel, cette ouverture a suscité l’enthousiasme, attirant plus de 400 candidats pour les 18 postes à pourvoir. Des entrevues de groupe ont été effectuées pour la sélection d’une soixantaine de personnes appelées en entrevue individuelle. «Nous avons aujourd’hui deux équipes extraordinaires et totalement dévouées», lance Mme Robertson. Tous ont une formation collégiale ou une attestation en services de garde et quelques-uns possèdent également une formation universitaire.

Cathy Robertson, qui a une solide expérience dans le réseau des CPE de la région montréalaise, place les installations de l’Université de Montréal en tête de liste. «À l’Université, les enfants peuvent bénéficier de la montagne mais aussi du CEPSUM; ce sont de précieux atouts.»

Pour Andrée Labrie, coordonnatrice de la diversité, ce pavillon représente une excellente nouvelle pour la communauté universitaire même si les besoins sont encore loin d’être comblés. «La liste d’attente a beaucoup diminué, mais nous comptons encore plus de 600 noms d’enfants pour lesquels les parents ont fait une demande. Dès 2006, le Comité permanent sur le statut de la femme avait évalué les besoins en services de garde à trois fois et demie la capacité d’accueil au pavillon J.-A.-DeSève. Avec ce deuxième immeuble, nous franchissons une étape importante. Et je tiens à signaler l’appui indéfectible que l’Université nous a apporté durant tout le projet.»

M.-R.S.