L’École Polytechnique progresse en développement durable

L’École Polytechnique de Montréal démontre une fois de plus son intérêt en matière environnementale en créant une concentration thématique en développement durable dans ses programmes de baccalauréats en ingénierie et un microprogramme en développement durable.

 

Ces programmes sont ouverts dès maintenant, puisque la Commission des études les a approuvés à sa dernière réunion de l’année universitaire 2011-2012, le 5 juin.

«L’importance que l’ingénieur d’aujourd’hui soit bien formé aux enjeux sociaux, environnementaux et économiques, qui constituent les trois piliers du développement durable, est reconnue par l’ensemble des intervenants du milieu, peut-on lire dans le document de présentation. Être capable d’évaluer les impacts du génie sur la société et l’environnement fait notamment partie des qualités requises de l’ingénieur, selon le Bureau canadien d’agrément des programmes de génie.»

Formellement engagée dans une démarche de développement durable, l’École Polytechnique a adopté, en 2011, un plan d’action en durabilité 2011-2014 qui veut «favoriser l’intégration du développement durable dans la formation de l’ensemble des étudiants de Poly». C’est ainsi que la concentration thématique Développement durable a été ajoutée aux baccalauréats. Aux cycles supérieurs, on compte déjà cinq diplômes d’études supérieures spécialisées (DESS) en développement durable. Deux cours nouvellement créés, Développement durable pour ingénieurs et Études de cas en développement durable pour ingénieurs, seront intégrés dans la nouvelle structure.

De plus, l’École implante un microprogramme en développement durable qui initiera les étudiants aux concepts de base et outils de ce modèle de développement appliqués à l’ingénierie. Il vise également l’acquisition de connaissances particulières dans certains secteurs de l’ingénierie où ces notions sont mises en pratique.

Par ailleurs, l’École Polytechnique ajoutera un volet recherche à sa maitrise en aérospatiale. L’objectif est de former des personnes capables de relever des défis technologiques en recherche propres à l’industrie aérospatiale québécoise. «Le programme touche les aspects de conception, simulation, fabrication et maintenance des aéronefs. Bon nombre de ces futurs diplômés occuperont des postes de responsables de projets dans cette industrie», dit le document présenté aux membres de la Commission des études. Les étudiants travailleront en collaboration avec l’industrie aérospatiale québécoise.

Gestion du changement en médecine

À la Faculté de médecine, le Département d’administration de la santé et l’École de santé publique instaurent un microprogramme en gestion du changement et responsabilité populationnelle. Le programme est formé de cours existants et nouveaux, notamment Gestion de projets en santé, Habiletés de gestion en santé, La gestion de la performance en santé et Changement et innovation en santé. L’implantation est prévue pour l’hiver 2013.

La Faculté de médecine de l’UdeM devient par ailleurs la seule responsable du programme de doctorat en virologie et immunologie, 35 ans après sa création en collaboration avec l’Institut national de la recherche scientifique.

HEC en santé

À HEC Montréal, on propose d’offrir dès cet automne un microprogramme en amélioration de la performance des processus du système de santé et des services sociaux. «Depuis une vingtaine d’années, explique-t-on, les travaux de recherche menés par des professeurs de HEC Montréal ont convergé vers le développement d’une expertise multidisciplinaire reconnue qui intègre les domaines de la gestion et l’amélioration des processus, l’adoption des meilleures pratiques de gestion […] et des applications au secteur de la santé. Au fil des ans, un nombre très important de travaux de recherche et d’intervention dans le secteur de la santé ont été réalisés, d’abord, par le Centre de la qualité totale et, à partir de l’année 1996, par le Centre d’étude en transformation des organisations.»

Enfin, la Commission des études a approuvé la création d’un cheminement international, suivant la recommandation du Conseil des études de premier cycle. «L’internationalisation des programmes représente un des objectifs majeurs de l’actualisation de la formation de premier cycle à l’UdeM, mentionne le document officiel. Cet objectif peut s’appuyer sur différentes stratégies, comme le recrutement d’étudiants internationaux, la facilitation de la mobilité étudiante, la valorisation des contenus de portée internationale, l’inclusion de cours de langue et de culture. La création d’une voie internationale constitue un moyen efficace et très visible pour atteindre cet objectif. Il s’agit, pour l’essentiel, d’intégrer dans l’ensemble des programmes de formation qui s’y prêtent un cheminement spécifique, clairement identifié, offrant des activités de formation présentant un caractère international. Nous proposons que cette voie prenne la forme d’un cheminement international et conduise à l’ajout d’une mention spécifique au grade de baccalauréat.»

M.-R.S.

 

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