Mathieu Filion, nouvelle voix officielle de l'Université de Montréal

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  • Le 10 septembre 2012

Mathieu FilionMoins de 30 jours après son entrée en fonction, Mathieu Filion, nouveau conseiller principal en relations médias au Bureau des communications et des relations publiques (BCRP), a fait face à l'une des rentrées universitaires les plus suivies par la presse québécoise. En trois jours, il a accordé plus de 70 entrevues à des journalistes de médias régionaux, nationaux et même étrangers.

 

«J'ai répondu aux questions d'un journaliste du New York Times», commente l'ancien attaché politique de l'ex-chef du Parti libéral du Canada Michael Ignatieff.

Depuis le départ de sa prédécesseure, Flavie Côté, le printemps dernier, devenue directrice du bureau du doyen de la Faculté des arts et des sciences (FAS), l'Université de Montréal n'avait plus de porte-parole. «Quand j'ai vu passer l'offre d'emploi, j'ai voulu saisir l'occasion de revenir à mon alma mater», explique ce titulaire d'un baccalauréat par cumul de certificats de la FAS (2002). Ce qu'il ne savait pas, c'est qu'il entrerait en poste au moment où la crise étudiante referait surface à la rentrée de 2012.

«Je suis impressionnée par la capacité d'adaptation de Mathieu, qui a intégré rapidement notre milieu. Il transmet le message de l'UdeM avec beaucoup de clarté», déclare la directrice principale du BCRP, Sophie Langlois.

À 34 ans, Mathieu Filion se réjouit de devenir le porte-parole de la «plus grande université francophone du pays» et affirme n'avoir eu aucun mal à embrasser la cause, même s'il a surtout exercé ses talents dans le monde politique jusqu'à maintenant. De 2003 à 2006 et en 2009-2010, Mathieu Filion a occupé divers postes au Parti libéral du Canada, dont ceux de responsable des dossiers du Québec au cabinet du ministre des Transports Jean Lapierre et secrétaire de presse et porte-parole du Parti aux élections de 2008 et 2011. Entre ces deux mandats, il a travaillé en relations publiques, ce qui lui a permis d'aborder plusieurs enjeux pour le compte de clients de différents milieux.

Le fait qu'il aura désormais plus de visibilité médiatique que quiconque à l'Université de Montréal ne le stresse pas particulièrement. «Je dois présenter au public, le plus clairement possible, le point de vue de l'établissement», mentionne-t-il.

Il cherche à livrer le message sans arrogance et de façon la plus honnête possible. «L'important, c'est de ne pas hésiter et de présenter les choses telles qu'elles sont», indique-t-il quand on lui demande de nous révéler son secret.

Demeurant à l'affut des échanges sur les réseaux sociaux, il commente peu les informations qu'il voit passer. Mais quelques dérives l'attristent, comme lorsqu'un blogueur a comparé les universités québécoises à des camps de concentration.

À quoi s'attendre pour les prochaines années? «J'espère que l'Université de Montréal continuera de prendre sa place dans l'actualité. Il y a une foule de projets formidables sur ce campus qui méritent d'être connus!»

M.-R.S.

 

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