L'UdeM est 84e au monde, selon le classement du Times Higher Education

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  • Le 9 octobre 2012

L'UdeM est au premier rang des établissements généralistes de langue française.L'Université de Montréal poursuit sa progression dans le palmarès du Times Higher Education en passant au 84e rang des meilleures universités du monde. L'an dernier, elle était à la 104e place et en 2010 à la 134e. Avec ce formidable bond de 50 places en deux ans, elle affiche son meilleur rang à ce jour.

 

«Nos étudiants sont les premiers à profiter de la qualité de l'enseignement que nous dispensons et de la valeur des diplômes que nous décernons. Mais cette reconnaissance du très haut calibre de notre université est également un facteur de rayonnement international et d'attractivité pour Montréal et le Québec», s'est réjoui le recteur, Guy Breton.

Le rang de l'UdeM dans ce classement démontre aussi que la qualité d'un établissement n'est pas uniquement fonction de son budget, mais reflète en outre le talent, la créativité et l'engagement des membres d'une communauté, a ajouté M. Breton à l'occasion de la publication du document, le 3 octobre.

Le classement du Times Higher Education s'appuie sur une série d'indicateurs qui se raffinent d'année en année. Les revenus et les publications liées aux activités de recherche ainsi que le nombre de citations sont primordiaux. L'enseignement tient une place significative, incluant des indices tels l'environnement d'apprentissage, le rapport étudiants-professeur et le nombre de diplômés. La réputation de l'établissement est de plus mesurée.

Enfin, les perspectives internationales de l'université sont prises en compte, et davantage que par le passé, ce qui explique en partie le bond en avant de l'UdeM. Le nombre de professeurs et d'étudiants étrangers de même que le nombre de collaborations internationales en recherche sont parmi les indices pris en considération et il ne fait aucun doute que les chercheurs de l'UdeM sont affiliés à de nombreux réseaux internationaux.

L'union fait la force

Un autre facteur explique la remontée de l'UdeM et c'est le regroupement des écoles affiliées et des établissements de santé rattachés à l'Université. En effet, pendant longtemps, les responsables des enquêtes n'incluaient pas l'École Polytechnique et HEC Montréal. Or, qui penserait à exclure les facultés de génie ou de gestion des autres universités canadiennes par exemple?

«Nous avons travaillé très fort afin de faire reconnaitre nos affiliations et c'est une très bonne chose», note Yvon Pinel, directeur du Bureau de recherche institutionnelle.

M. Pinel souligne par ailleurs que l'Université de Montréal est au cinquième rang mondial pour ce qui est des universités francophones, mais qu'elle est au premier rang des établissements généralistes de langue française. Les quatre qui la devancent sont en effet des établissements spécialisés, dont, aux deux premiers rangs, l'École polytechnique fédérale de Lausanne et l'École normale supérieure de Paris.

Le classement du Times Higher Education comprend une liste des 50 meilleures universités par grands secteurs disciplinaires. Le nom de l'Université de Montréal y figure à deux reprises pour son excellence en médecine et en sciences de la santé ainsi qu'en sciences de la vie (ce dernier secteur comprend l'agriculture, les sciences biologiques, la nutrition, les sciences fondamentales de la médecine comme la physiologie, la microbiologie et la pharmacologie).

Avec le palmarès de l'Université Jiao Tong de Shanghai et celui de la firme QS, le classement du Times Higher Education est un des plus réputés dans le monde. Jusqu'en 2010, le Times Higher Education et QS ne faisaient qu'un. Par la suite, le premier s'est associé à Thomson Reuters et le second a mis sur pied son propre système de collecte des données.

Pour le directeur du Bureau de recherche institutionnelle, il est certain que ces classements, sans être une bible, n'en constituent pas moins des corpus d'informations très précieuses, notamment pour les professeurs et les étudiants désireux de travailler ou d'étudier dans un établissement universitaire.

L'Université de Montréal est la seule université canadienne, avec l'Université d'Ottawa, à avoir amélioré sa position par rapport à l'an passé. Et pour les années à venir?

«Il faut augmenter le nombre de citations des chercheurs de l'UdeM. Et gagner un prix Nobel», souhaite M. Pinel.

P.d.R.

 

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