Vincent Castellucci préside la campagne Centraide UdeM

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  • Le 12 novembre 2012

Vincent Castellucci veut faire sa part pour que des enfants vivant dans des conditions difficiles trouvent leur chemin dans la vie.Fils d'un immigrant italien ayant fui en 1912 les conditions de vie misérables en Europe, Vincent Castellucci doit sa carrière universitaire à tous ces enseignants oubliés qui lui ont donné sa chance. «J'ai grandi dans un quartier modeste de Montréal aujourd'hui disparu, à l'angle des rues Viger et Saint-Denis. J'étais plutôt doué à l'école et j'ai poursuivi jusqu'à l'université», dit ce professeur émérite du Département de physiologie de la Faculté de médecine de l'UdeM.

 

Pour la deuxième année de suite, et en dépit du fait qu'il est officiellement à la retraite, M. Castellucci préside la campagne Centraide de l'Université de Montréal 2012 et il compte faire sa part, aussi modeste soit-elle, pour que des enfants qui vivent dans des conditions difficiles trouvent leur chemin dans la vie. «Je ne viens pas d'une famille qui valorisait l'école. La motivation est venue de mes enseignants, aux écoles Jeanne-Mance et Saint-Paul-de-la-Croix, au collège André-Grasset et à l'externat Saint-Jean-Eudes. Ce qui est important, ce n'est pas d'avoir une figure marquante à l'école, mais plutôt un bon professeur chaque année qui nous donne envie d'aller plus loin», mentionne ce chercheur en neurosciences qui a travaillé 20 ans à New York aux facultés de médecine des université de New York et Columbia après ses études de doctorat. Il est revenu au pays en 1988 pour ouvrir un laboratoire à l'Institut de recherches cliniques de Montréal. Par la suite, il a été directeur du Département de physiologie de 1993 à 2001 et vice-doyen à la recherche de 2003 à 2011.

M. Castellucci souligne que Centraide vient en aide financièrement à 370 organismes dont plusieurs se consacrent à l'alphabétisation et à la lutte contre le décrochage scolaire. «Encore trop de jeunes quittent le secondaire avant d'avoir obtenu leur diplôme, déplore Centraide du Grand Montréal. Le taux de décrochage scolaire atteint 32 % sur l'île de Montréal, 30 % en Montérégie et 26 % à Laval. Il grimpe à plus de 50 % dans certains quartiers défavorisés.» Par comparaison, 6% des jeunes décrochent à Westmount et 40 % à Pointe-Saint-Charles.

Qui plus est, les dépenses liées au logement peuvent peser lourd sur les familles à faible revenu. On considère que ces dépenses sont trop élevées lorsqu'elles dépassent 30 % du revenu familial. Il devient alors plus difficile de combler les besoins de base.

Depuis 1975, Centraide soutient financièrement l'Organisation d'éducation et d'information logement de Côte-des-Neiges (OEIL), qui vise l'amélioration des conditions de logement dans ce quartier. Fortement multiethnique, le quartier du campus de l'Université de Montréal compte 100 000 habitants dont 85% de locataires. Les intervenants de l'OEIL sont «indispensables pour venir en aide aux moins favorisés et lutter contre la détérioration des logements et la pauvreté», mentionne le site Web de l'organisme. Service d'aide téléphonique, soutien dans les démarches auprès de la Régie du logement, séances d'information sur la législation relative au logement, développement du logement social, interventions dans les immeubles détériorés, voilà le type de services offerts. En 2012, Centraide a contribué à son budget à raison de 160 150 $.

Donner plus

Environ 90 % de l'argent versé à Centraide se rend directement aux organismes soutenus, déclare le président de la campagne UdeM. Ceux-ci aident quelque 500 000 personnes démunies.

L'objectif global de Centraide est de recueillir cette année 60 M$ et l'UdeM s'engage à elle seule à atteindre la cible de 425 000 $. «Nous savons que l'Université s'apprête à lancer sa grande collecte de fonds, sollicitant ainsi deux fois sa communauté. Mais pour moi, le message est clair: il faut donner aux deux», commente le professeur émérite.

M. Castellucci donne depuis plusieurs années plus de 1000 $ à l'organisme montréalais, ce qui lui vaut le titre de «leadeur». Il encourage les membres de notre établissement à faire de même si cela est possible, car les dons de cette nature seront doublés dans le cas des nouveaux leadeurs par des philanthropes montréalais désireux d'apporter un nouvel élan à la campagne.

Andrée Labrie, coordonnatrice à la diversité et directrice de la campagne Centraide UdeM, rappelle que l'Université joue un rôle dans la communauté. «Avec plus de 400 000 $ par année, nous sommes parmi les grands donateurs de la campagne Centraide du Grand Montréal. Notre communauté compte 97 leadeurs, un nombre que nous aimerions voir croitre encore», indique-t-elle tout en rendant hommage à Céline Pilon, qui a tiré sa révérence à la direction de la campagne après une vingtaine d'années de loyaux services.

Plusieurs organismes financés par Centraide offrent à des étudiants la possibilité d'effectuer des stages en milieu de travail ou sont des terrains de recherche dans plusieurs disciplines, notamment les sciences sociales et la santé. «Ils participent de la sorte à la mission de recherche de l'établissement.»

M.-R.S.

Pour plus d'information sur la campagne Centraide et le programme des leadeurs, visitez le www.centraide-mtl.org et le www.centraide.umontreal.ca.

 

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