Le CRSH appuie un important projet sur la diversité culturelle et religieuse

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  • Le 19 novembre 2012

Solange LefebvreSolange Lefebvre, professeure à la Faculté de théologie et de sciences des religions de l'UdeM et titulaire de la Chaire Religion, culture et société, a reçu récemment une subvention du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) afin de produire une étude comparée de la dynamique religieuse et culturelle au Québec, en France, en Belgique et au Royaume-Uni. Il s'agit là d'une subvention de cinq ans.

 

«Les interrogations et les défis relatifs à la diversité culturelle et religieuse prennent de l'ampleur dans plusieurs pays d'Occident, explique Mme Lefebvre. Les endroits que nous avons choisis ont déjà fait une réflexion collective approfondie sur la question en mettant sur pied des commissions d'étude. Leur travail sera en quelque sorte notre point de départ.»

La recherche s'étalera sur cinq ans et se penchera d'une part sur les controverses autour de l'identité collective et de la diversité ethnoreligieuse et d'autre part sur la gestion de la diversité culturelle et religieuse. Y seront scrutés les accommodements raisonnables, les rapports hommes-femmes, les aménagements dans les organismes publics et les transformations que traversent les modèles nationaux.

Mme Lefebvre est d'ailleurs bien consciente du défi associé à l'étude d'un champ en constante évolution. Mais en même temps, l'équipe de recherche a bon espoir de pouvoir ainsi participer au cheminement des sociétés, ce qui est particulièrement enthousiasmant.

«L'étude offrira une information précieuse tant aux dirigeants chargés d'élaborer des politiques publiques qu'aux universitaires», souligne la directrice du projet.

Mme Lefebvre s'est entourée de Jean-François Gaudreault-Desbiens, de la Faculté de droit de l'UdeM, de Lori Beaman et Peter Beyer, de la Faculté des sciences religieuses de l'Université d'Ottawa, ainsi que de collaborateurs étrangers en Grande-Bretagne, en Belgique et en France.

Le projet comporte un important volet de formation, puisque des étudiants seront appelés à effectuer des recherches avec les responsables. De plus, ils prendront part à des séminaires annuels qui se dérouleront à partir du printemps, en y communiquant les résultats de leurs travaux.

Enfin, Mme Lefebvre entend constituer une banque de données des textes se rapportant à la diversité culturelle et religieuse. Ce travail est déjà amorcé, puisque les rapports des commissions qui se sont tenues dans les quatre endroits totalisent 1200 pages! À ce corpus s'ajouteront les études universitaires influentes. Un système de veille documentaire s'imposera également vu l'évolution permanente du thème.