Nouveau baccalauréat en études est-asiatiques

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  • Le 19 novembre 2012

Dominique CaouetteL'Université de Montréal offrira en septembre prochain un nouveau programme de baccalauréat en études est-asiatiques qui remplacera le baccalauréat bidisciplinaire en études est-asiatiques et anthropologie. Ainsi en ont décidé les membres de la Commission des études, réunis le 13 novembre, qui ont accepté à l'unanimité la proposition de la Faculté des arts et des sciences.

 

Le directeur du Centre d'études de l'Asie de l'Est, Dominique Caouette, est venu présenter le projet, rappelant qu'il résultait d'une vaste consultation menée en 2011 auprès des chercheurs du Centre et des étudiants. Ce processus a conduit à une réflexion sur l'importance de mettre en place un nouveau programme. «Il est impératif de comprendre et d'analyser les réalités du monde contemporain où l'Asie occupe une place de plus en plus prépondérante au sein des dynamiques économiques, politiques, sociales et culturelles de la planète, peut-on lire dans le document de présentation. D'autre part, il est pertinent et opportun de constituer une formation académique rigoureuse et solide sur la région, non plus à travers une lentille bidisciplinaire, mais plutôt dans le cadre d'un véritable programme pluridisciplinaire.» Trois concentrations distinctes sont créées: Littérature, pensée et spiritualité; Géographie politique contemporaine; Histoire, culture et société.

Après avoir étudié les programmes proposés dans une vingtaine d'universités canadiennes et étrangères, les responsables ont décidé de renforcer l'offre linguistique. «Nous ne nous limiterons pas au chinois et au japonais; nous nous étendrons au coréen et à d'autres langues parlées dans cette région du monde, a mentionné M. Caouette. Nous multiplions les stages à l'étranger, ce que les étudiants apprécient.»

L'Année préparatoire

À l'intention des étudiants qui ne sont pas titulaires d'un diplôme d'études collégiales (DEC) ou à qui il manque des cours requis par la structure du programme universitaire auquel ils souhaitent s'inscrire, trois programmes préparatoires existent à la Faculté des arts et des sciences pour accéder aux études de premier cycle. Les étudiants qui ont obtenu un diplôme d'études secondaires depuis au moins quatre ans mais qui n'ont pas de DEC peuvent emprunter la voie de l'Accès aux études universitaires (24 crédits). Ceux qui ont fait leurs études préuniversitaires à l'extérieur du Québec peuvent opter pour le baccalauréat 120 crédits: année de transition (30 crédits). Ceux qui ont un DEC ou l'équivalent mais qui n'ont pas fait les cours requis par la structure du programme où ils désirent être admis peuvent suivre ces cours au baccalauréat 120 crédits: structure d'accueil.

La demande croît sans cesse. Entre 2005 et 2011, le nombre d'étudiants est passé de 293 à 350 à l'Année de transition (+ 19 %) et de 245 à 720 à l'Accès aux études universitaires (+ 194 %). «Quand on sait le taux de décrochage scolaire qui touche les étudiants de niveau préuniversitaire, on comprend mieux la pertinence sociale de programmes qui donnent une seconde chance à des personnes d'accéder à des études universitaires de premier cycle, dit le document de présentation. L'importance de cette clientèle étudiante doit être comprise non seulement pour ce qu'elle représente dans le cadre des programmes préparatoires, mais aussi pour ce qu'elle génère pour le futur: elle amène à l'UdeM de futurs étudiants pour les programmes de premier cycle.»

Le baccalauréat 120 crédits: année de transition ou «bac 120», ainsi nommé par référence au nombre de crédits total après quatre années à temps plein au premier cycle (90 crédits plus les 30 exigés des étudiants qui n'arrivent pas directement du cégep), devient l'Année préparatoire. Le nouveau programme proposera trois concentrations: Sciences humaines et sociales, Arts et lettres et Sciences. Quant à l'Accès aux études universitaires, il devient le programme Compléments de formation.

Président de la Commission des études et vice-recteur aux études, Raymond Lalande estime que cette nouvelle mouture permet de «tourner une page». «Ce programme faisait partie de notre culture. La nouvelle structure du programme sera beaucoup plus claire», a-t-il indiqué.

Réactivation en criminologie

Le directeur de l'École de criminologie, Jean Proulx, est venu expliquer que le programme de majeure en criminologie sera réactivé afin d'être offert au campus de l'UdeM à Laval. Ce programme s'adresse à toute personne intéressée par le phénomène criminel, les différents types de crimes, les auteurs de ces délits et leurs victimes. Les diplômés pourront intervenir auprès d'une clientèle délinquante ou marginale adulte ou jeunesse et auprès des victimes dans divers milieux de travail. La majeure offre une formation de base en criminologie et touche au droit, à la sociologie et à la psychologie.

M.-R.S.