Assassin's Creed III et Disney : l'Université de Montréal n'a rien d'une « n00b »

C'est sans surprise que des millions d'amateurs de jeux vidéo ont vu Assassin's Creed III nommé parmi les meilleurs jeux vendredi soir lors de la cérémonie des Spike Video Game Awards. Or, seule une poignée d'entre eux savent que les liens étroits entre l'Université de Montréal et le domaine des arts numériques, tant au Canada qu'à l'étranger, ont contribué au succès de ce jeu. Les prix mettent en lumière les relations exceptionnelles entre l'Université et le domaine des arts numériques.

 

Le professeur François Furstenberg, du Département d'histoire de l'UdeM, a collaboré de près avec les éditeurs d'Assassin's Creed III pour assurer la fidélité historique de la trame narrative. « S'il avait fallu par exemple parler de la révolution sans montrer les esclaves ou encore présenter un récit patriotique en personnifiant les Américains comme les gentils libérateurs, j'aurais hésité à participer au projet, explique M. Furstenberg. Mais les personnages du jeu se posent les mêmes questions que je pourrais aborder dans ma classe. Si on était Mohawk à l'époque de la révolution américaine, on s'allierait avec qui? Si on était esclave, qui étaient les libérateurs: les Anglais ou les Américains? Il y a là un aspect pédagogique attrayant».

L'Université de Montréal travaille aussi coude à coude avec les industries des jeux vidéo et du long métrage dans le domaine de la technologie. Par exemple, Derek Nowrouzezahrai a récemment quitté le poste qu'il occupait au laboratoire de recherche de Disney à Zurich pour poursuivre sa collaboration avec ce laboratoire à titre de professeur au Département d'informatique et de recherche opérationnelle de l'UdeM. « Mes travaux portent sur la synthèse d'images réalistes, plus précisément sur la simulation des fluides, de la diffusion de la lumière et de la projection des ombres afin de rendre ces représentations le plus près possible de la réalité », précise monsieur Nowrouzezahrai. Il élabore des algorithmes de simulation qui se déploient en temps réel, modifiant l'apparence des objets de façon interactive à mesure que les décors changent. « Les simulations en temps réel sont plus rapides, mais moins précises que celles hors-ligne, dit le chercheur. Nous travaillons à réduire les différences entre ces deux méthodes pour leur donner la vitesse du temps réel et la précision du hors-ligne tout en diminuant l'espace nécessaire. »

L'Université offre aux joueurs – et à tout le monde, d'ailleurs – la possibilité de découvrir les coulisses de cet univers. Le professeur Nowrouzezahrai, par exemple, cherche activement des étudiants qui désirent entreprendre des travaux de maîtrise ou de doctorat dans le domaine de l'infographie. « Les candidats peuvent proposer leur propre projet de recherche ou travailler sur ceux qui sont offerts dans notre laboratoire. Dans les deux cas, je dirige les projets et évalue leurs résultats en tenant compte des besoins stratégiques actuels du milieu universitaire et de l'industrie », souligne monsieur Nowrouzezahrai. Les étudiants ont aussi la possibilité d'acquérir un diplôme d'études supérieures spécialisées (D.É.S.S.) en design de jeux. Ce programme novateur, offert à l'Université en collaboration avec le studio d'Ubisoft à Montréal, a un taux de placement exceptionnel de 75 % après l'obtention du diplôme (statistiques de 2006-2009).

Le secteur des jeux vidéo et du long métrage est en pleine effervescence à Montréal, ce qui approfondit et diversifie les liens avec l'Université de Montréal. Pour obtenir de plus amples renseignements sur la collaboration locale et internationale de l'Université, veuillez cliquer sur les liens ci-dessous.

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