Les professeurs de HEC Montréal champions de l'improvisation

  • Forum
  • Le 10 décembre 2012

  • Mathieu-Robert Sauvé

Professeurs et employés se sont prêtés au jeu de l'improvisation.Ce n'était peut-être pas le rôle de sa vie, mais Véronika Kisfalvi faisait une magnifique reine d'Angleterre lorsque l'équipe des professeurs de HEC Montréal a sauté sur la patinoire pour improviser sur le thème «Bon débarras!» Une «improvisation comparée d'une durée de deux minutes» où des émules du premier ministre Stephen Harper lui faisaient la révérence alors que les suppôts de Pauline Marois voulaient la chasser des billets de banque.

 

Forum en clips - Durée : 3 min 14 s

Ce n'était peut-être pas le rôle de sa vie, mais Véronika Kisfalvi faisait une magnifique reine d'Angleterre lorsque l'équipe des professeurs de HEC Montréal a sauté sur la patinoire pour improviser sur le thème «Bon débarras!» Une «improvisation comparée d'une durée de deux minutes» où des émules du premier ministre Stephen Harper lui faisaient la révérence alors que les suppôts de Pauline Marois voulaient la chasser des billets de banque.

«Je crois que c'était le meilleur moment du tournoi. Véronika était excellente dans la peau d'Élisabeth II», a lancé l'organisatrice de l'activité, Ruth Dupré, encore sous l'effet de l'adrénaline, quelques minutes après le match victorieux des professeurs sous les applaudissements nourris des 300 spectateurs présents à l'amphithéâtre IBM le 27 novembre.

Dans une partie serrée, les professeurs (Djahanchah Philip Ghadiri et Bertrand Malsch complétaient l'équipe) l'ont emporté sur les employés dans la grande finale. Ils avaient affronté dans une première ronde les équipes des étudiants (Jean-Michel Beaudoin, Dragos-Christian Cacio, Nils Edelman, Charles-Antoine Majeau et Leah Saliba) et des cadres (Louise Champagne, Jean Elsliger, Pierre Francq et Jean-François St-Pierre).

Professeurs et employés se sont prêtés au jeu de l'improvisation.Chaque année, la campagne Centraide de l'école de gestion se termine par un spectacle à caractère divertissant, mais en cette année 2012 on a innové en constituant quatre équipes d'improvisateurs sous la direction d'un comédien de la Ligue nationale d'improvisation (LNI). «La LNH vous manque? Ne manquez pas la LNHEC», disait l'affiche en référence au lockout dans la Ligue nationale de hockey.

Les comédiens de la LNI, bénévoles, étaient Joëlle Paré, Salomé Corbo, Frédéric Barbusci et Mathieu Lepage. «Ils ont été formidables», résume Ruth Dupré, elle-même mère du comédien Renaud Saint-Laurent, qui a agi à titre d'arbitre durant le spectacle de 90 minutes. Les artistes de la scène ont des facultés que HEC Montréal valorise: le gout du risque, la propension au travail d'équipe et l'écoute des partenaires. Tout ça dans des conditions d'excitation extrême. «C'était une première expérience pour presque tous les participants. On a donc eu à gérer un haut niveau de stress», dit la présidente de la campagne Centraide de l'établissement.

Grâce à diverses activités, l'objectif de 100 000 $ était atteint au moment de baisser le rideau. «Ce sont surtout les dons individuels qui nous permettent d'amasser la somme fixée, mais ce type de rencontres donne un dernier oumpf», explique la professeure d'économie.

Elle souhaite que les étudiants composent une équipe capable de prendre part aux compétitions interuniversitaires. «Les étudiants ont embarqué dans notre projet sans hésiter. Pourquoi ne formeraient-ils pas une équipe permanente? On irait les encourager, c'est sûr.»

Mathieu-Robert Sauvé