Les séjours d'études à l'étranger, de plus en plus incontournables

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  • Le 14 janvier 2013

L'Université encourage les étudiants à profiter des occasions qui s'offrent à eux d'effectuer une partie de leurs études, même petite, dans une université étrangère. (Image: iStockphoto)L'Université de Montréal souhaite qu'un nombre accru d'étudiants fassent une partie de leurs études à l'étranger, estimant que la perspective ainsi apportée est importante, voire incontournable.

 

«Le séjour d'études à l'étranger permet de se familiariser avec d'autres points de vue dans sa discipline. Sans parler du fait qu'il constitue souvent une expérience humaine unique», observe Hélène David, vice-rectrice aux relations internationales, à la Francophonie et aux partenariats institutionnels.

Or, malgré l'existence de nombreux partenariats entre l'Université de Montréal et divers établissements universitaires de premier plan situés sur les cinq continents, seulement 556 étudiants de l'UdeM ont profité de ces programmes en 2012. Ce chiffre représente 4,5% de l'ensemble des étudiants de l'Université, ce qui est inférieur à plusieurs autres établissements du Québec.

Courts séjours

«Notre objectif est d'augmenter cette participation de 50%», explique Mme David, qui désire que l'Université de Montréal soit reconnue comme une référence francophone dans le monde. «Dans la vaste majorité de nos programmes d'études, poursuit-elle, il est possible de donner un volet international à sa formation.»

Hélène DavidMme David rappelle que l'Université dispose de sommes annuelles qui proviennent du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie pour soutenir les initiatives de mobilité étudiante internationale.

Pour accroitre le nombre d'étudiants qui séjourneront à l'étranger, la vice-rectrice entend notamment hausser significativement le nombre de bourses offertes à cette fin et financer les séjours d'études ou de recherche de courte durée.

La plupart des étudiants qui obtiennent ces bourses passent une ou deux sessions à l'étranger ou, encore, effectuent un séjour de recherche ou un stage de deux mois ou plus. Mais il est également possible de faire un séjour de 10 à 20 jours à l'intérieur d'un cours en particulier, comme les écoles d'été et les écoles d'hiver.

Certaines expériences de ce type ont montré que ces brefs séjours à l'étranger ont un effet déterminant sur la formation et sur la perception qu'on a de son domaine d'études. L'un des exemples de réussite est le cours portant sur la fabrication de maisons préusinées donné à l'École d'architecture et pour lequel des visites de 10 jours en milieu industriel japonais sont organisées avec l'accompagnement et l'encadrement d'un professeur de l'UdeM et de collègues de l'Université de Tokyo.

L'Université entend encourager et appuyer financièrement ce genre d'initiatives et invite les professeurs à faire preuve de créativité afin de concevoir des projets novateurs.

Par ailleurs, elle prévoit élaborer à court terme des cheminements internationaux au premier cycle et des cotutelles de thèse.

Cheminement international

Les programmes de premier cycle proposeront désormais un «cheminement international» clairement désigné et qui donnera lieu à une reconnaissance officielle. Destiné aux étudiants ayant obtenu de bonnes notes et assez souple pour s'adapter aux particularités des différents programmes, ce cheminement exige que l'étudiant termine au moins un trimestre dans un établissement universitaire étranger et qu'il réussisse 12 crédits de formation présentant un caractère international dans sa discipline ou son champ d'études. La réussite de ce cheminement sera reconnue officiellement par l'ajout d'une mention au diplôme de baccalauréat.

«Nous voulons ainsi reconnaitre la participation de nos étudiants à la formation internationale», souligne Jean-Pierre Blondin, vice-recteur adjoint aux études de premier cycle. Déjà, deux programmes d'études offrent un cheminement international: le baccalauréat en relations industrielles et le baccalauréat en sociologie.

L'Université augmentera aussi le nombre d'ententes de partenariat liées aux cotutelles de thèse. Les cotutelles sont des projets encadrés par deux directeurs (et non un directeur et un codirecteur) issus de deux universités partenaires. Il n'y a qu'un seul diplôme délivré, bien que chacune des deux universités décerne son propre parchemin faisant mention du programme et de l'université de cotutelle.

La cotutelle semble favoriser la réussite des études doctorales dans les délais prescrits. «Trente pour cent des étudiants qui choisissent la cotutelle terminent leur doctorat en cinq ans, comparativement à 22% des étudiants en sciences qui ont fait leur thèse avec un seul directeur et 20% des étudiants en sciences humaines», souligne Roch Chouinard, vice-recteur adjoint aux études supérieures et doyen de la Faculté des études supérieures et postdoctorales.

Entre 15 et 20 cotutelles sont entreprises chaque année par des étudiants de l'UdeM, presque toutes avec des universités françaises. Ces prochaines années toutefois, l'Université désire que davantage de cotutelles soient mises en route avec certaines des meilleures universités européennes en dehors de la France, brésiliennes, chinoises et canadiennes.

Le Vice-rectorat aux relations internationales, à la Francophonie et aux partenariats institutionnels soutiendra en outre, au moyen de ressources humaines et financières, les facultés ou départements qui mettront sur pied des projets de valorisation de la mobilité étudiante sortante.

Les étudiants peuvent s'informer des différents types de séjours à l'étranger en se rendant sur le site de la Maison internationale.

D.B.