Le soutien aux études, c'est bon aussi pour les adultes

  • Forum
  • Le 11 février 2013

Pierre CantinPrendre la décision de retourner aux études lorsqu'on a un travail et une famille n'est pas une mince affaire, comme le constate chaque jour Pierre Cantin, conseiller à la persévérance à la Faculté de l'éducation permanente.

 

«Les gens sous-évaluent fréquemment les répercussions d'un retour aux études et remettent même parfois en question leur décision de retourner sur les bancs d'école. Par exemple, le temps de transport peut s'avérer plus compliqué que prévu entre la fin d'une journée de travail et le début des cours le soir ou même le temps à consacrer aux lectures obligatoires peut causer des surprises dans un quotidien déjà chargé. Dans de telles situations, je suggère parfois de prendre deux ou trois cours au lieu de quatre, ce qui vaut mieux que de tout abandonner. Mais chaque cas est différent», expose M. Cantin.

On le voit, si les adultes sont au départ motivés, ils n'en ont pas moins besoin de soutien quand la réalité reprend ses droits.

C'est en 2009 que la FEP a créé le poste de conseiller à la persévérance. La pertinence de l'initiative s'est rapidement imposée, puisque plus de 250 étudiants, dont la moyenne d'âge est de 35 ans, frappent annuellement à la porte de M. Cantin.

«Au départ, nos étudiants sont enthousiastes. Mais au fil du temps, devant les obstacles, certains perdent de vue leurs objectifs et il faut refaire ensemble le chemin, retrouver le motif les ayant menés à un retour à l'école», témoigne M. Cantin.

Ce dernier remarque que, plus la formation est liée au milieu de travail de l'étudiant, plus la motivation perdure. Mais cela n'enlève rien au bienfondé d'autres projets liés plus abstraitement à un désir d'augmentation salariale qu'apporterait une formation additionnelle ou à l'envie de s'offrir de nouvelles avenues professionnelles.

«J'essaie d'aider les étudiants à retrouver leur motivation et aussi à faire baisser la pression devant cette activité supplémentaire que sont les études dans leur vie. Certains entrent dans mon bureau sans trop savoir pourquoi ils sont venus. En revanche, en sortant ils voient leur situation plus clairement.»

P.d.R.