Persévérance scolaire: l'UdeM y croit et y travaille!

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  • Le 11 février 2013

Le projet SEUR assure le jumelage d'un étudiant de l'UdeM avec un élève de troisième, quatrième ou cinquième secondaire.Tous les acteurs du milieu de l'éducation s'entendent pour affirmer que la persévérance scolaire est à la base de la réussite. Et à l'Université de Montréal, des gestes bien concrets sont faits pour contribuer à l'effort de persistance dans les études, qu'il est pertinent de rappeler à l'occasion des Journées de la persévérance scolaire, qui se déroulent du 11 au 15 février.

 

D'abord, rendons à César ce qui appartient à César, en soulignant le succès du mentorat du Projet SEUR, lancé par Louis Dumont au début des années 2000. Ce projet assure le jumelage, sur une année, d'un étudiant de l'UdeM avec un élève de troisième, quatrième ou cinquième secondaire.

«L'étudiant de l'Université essaie de motiver le jeune. Mais ce qui est déterminant, c'est que le jeune constate que quelqu'un s'intéresse à lui. Il constate que quelqu'un dont l'horaire est très chargé prend du temps pour s'occuper de lui. Cet attachement est très porteur», résume M. Dumont, professeur au Département de pharmacologie.

En vertu de ce mentorat, l'étudiant de l'UdeM s'engage à rencontrer l'élève au moins une fois par mois. Mais une coordonnatrice du projet SEUR organise des sorties pour les deux participants – par exemple à une répétition d'orchestre ou à un match des Carabins – et, du côté de l'école, la direction s'engage à faire un suivi des résultats scolaires de l'adolescent. Cette année, une quarantaine de jeunes issus de quatre écoles situées en milieu défavorisé prennent part au programme.

«L'élève dont les parents n'ont pas fréquenté l'université en arrive à une nouvelle perception de l'école», témoigne M. Dumont en constatant que les efforts de persévérance doivent être soutenus dès le secondaire.

Contrer le monde de l'instantané

Et c'est aussi l'avis de la directrice du Service de l'admission et du recrutement, Michèle Glémaud. Ainsi, depuis septembre, les responsables du recrutement ont visité 56 écoles secondaires en plus des visites habituelles dans les cégeps.

«Nous vivons dans un monde de l'instantané. Un de nos défis est d'amener le jeune à réaliser qu'un jour les fameuses mathématiques dont il ne voit pas l'utilité l'aideront à réaliser ses ambitions», mentionne Mme Glémaud. Et tout comme M. Dumont, elle croit fermement au pouvoir de persuasion de jeunes s'adressant à d'autres jeunes lorsqu'il s'agit de démythifier les études.

«Si l'on veut que les jeunes se rendent jusqu'à l'université, c'est bel et bien au secondaire qu'il faut commencer à encourager les adolescents à croire aux études», ajoute-t-elle.

Mme Glémaud connait bien la problématique, puisqu'elle a été, dans le passé, responsable de précédentes Journées de la persévérance scolaire, qui prennent une couleur propre à chaque région et donnent lieu à une foule d'initiatives.

L'UdeM trouvait important de marquer son appui à ces journées. La vice-rectrice aux affaires étudiantes et au développement durable, Louise Béliveau, a invité la communauté à porter le ruban vert, symbole de la persévérance scolaire.

P.d.R.