Une consultation sur le développement durable à l'UdeM

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  • Le 11 février 2013

S'il est un domaine où l'engagement de la communauté est vital, c'est bien celui du développement durable, qui ne peut être que l'affaire de tous. C'est dans cet esprit que l'Université de Montréal s'apprête à consulter sa communauté, dans une démarche qui conduira, à l'automne 2013, à l'adoption d'une nouvelle politique de développement durable.

 

«Cette consultation vise à susciter une réflexion à l'échelle de l'Université sur nos actions. Imaginons à quoi ressemblerait une université exemplaire en matière de développement durable et pourquoi pas un chef de file», lance Giovanni De Paoli, doyen de la Faculté de l'aménagement, qui présidera le comité de consultation. «Il s'agit de permettre à la communauté de réfléchir sur notre capacité de contribuer au développement durable», résume pour sa part Louise Béliveau, vice-rectrice aux affaires étudiantes et au développement durable.

Dès le 11 février, un document de travail relatif à une politique de développement durable et une grille de rétroaction seront mis en ligne. Ceux qui le désirent pourront aussi se faire entendre dans des rencontres qui se tiendront au cours des deux dernières semaines de mars. Une proposition de politique sera présentée aux membres de l'Assemblée universitaire l'automne prochain.

Le document de travail accessible sur le Web réitère quelques grands principes, à commencer par l'intégration des valeurs du développement durable dans les orientations institutionnelles aussi bien que dans les activités de formation, de recherche et de rayonnement, sans oublier les activités de gestion.

Un autre volet incontournable de la politique à venir touche à l'amélioration et la prise en compte de la qualité des milieux naturels, à la valorisation de saines habitudes de vie et à la protection et la diffusion de la culture.

On le voit, en 2013, la notion de développement durable ne peut se limiter à la protection de l'environnement, il faut y inclure plus que jamais ses aspects sociaux, économiques et culturels.

«Par exemple, dans le cas de projets d'agriculture urbaine, on utilise des espaces vacants pauvres en biodiversité pour en faire des milieux riches en espèces vivantes. La production agricole, elle, est proche des lieux de consommation, ce qui évite la pollution, le gaspillage et les couts liés au transport. Finalement, la main-d'œuvre est de proximité et cela permet de renforcer le tissu social et économique local. Voilà les buts, voilà les idéaux», souligne Stéphane Béranger, coordonnateur au développement durable à l'Université.

Cela dit, l'UdeM donne déjà le ton et elle n'est pas restée inactive ces dernières années, bien au contraire. Elle a déjà réalisé des économies d'énergie en changeant certaines chaudières et fenêtres, et en installant un mur solaire sur un de ses bâtiments; elle a aussi amélioré la gestion de ses matières résiduelles, elle s'est lancée dans l'agriculture urbaine sur ses toits et elle est actuellement engagée dans l'élaboration d'un plan de transport à la suite d'une enquête sur les habitudes des étudiants et employés de l'Université.

Ainsi donc, le développement durable englobe tous les secteurs de l'activité humaine. D'ailleurs, à l'Université, un nombre significatif de chercheurs étudient l'un ou l'autre aspect du développement durable et de plus en plus dans une perspective interdisciplinaire.

La nouvelle politique remplacera l'énoncé de politique environnementale de l'UdeM adopté en 2004. Et, on l'aura compris, elle dépassera le seul aspect environnemental et inclura la gouvernance, les milieux naturels, les saines habitudes de vie, la culture, etc. La consultation qui s'amorce permettra de faire ressortir les orientations auxquelles les membres de la communauté tiennent le plus.

P.d.R.