Les diplômés sont satisfaits à 92 % de la formation reçue

  • Forum
  • Le 25 mars 2013

  • Paule Des Rivières

Trouver un emploi après avoir fait des études à l’UdeM ne semble pas trop difficile, du moins pour la plupart des diplômés.Non seulement les diplômés de l'Université de Montréal sont satisfaits de la formation qu'ils ont reçue, mais une grande majorité d'entre eux trouvent de l'emploi dans leur domaine d'études dans les deux ans suivant la fin de leur parcours universitaire.

 

Telles sont les principales données qui ressortent de la relance que l'UdeM a effectuée au printemps dernier auprès des diplômés de baccalauréat de 2009-2010. Plus précisément, deux ans après la fin de leur scolarité de baccalauréat, 79 % des répondants occupaient un emploi à temps plein dans un domaine lié à leur secteur de formation.

«Les diplômés sont satisfaits à 92 % de la formation reçue», observe Maxime Bordot, analyste au Bureau de recherche institutionnelle de l'Université, ajoutant que ces résultats sont «très élevés». Et en santé, cette proportion grimpe à 94 %! En fait, 81 % des répondants qui n'ont pas poursuivi leurs études après leur baccalauréat ont trouvé du travail moins de six mois après la fin de leur formation.

Il va de soi que ces taux ne sont pas uniformes d'un champ d'études à l'autre. Ainsi, ils sont de 94 % en santé, de 78 % en sciences sociales, de 67 % en arts, lettres et sciences humaines et de 68 % en sciences pures et appliquées.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer que la recherche d'emploi prenne un peu plus de temps pour les diplômés en arts, lettres et sciences humaines, remarque M. Bordot.

Maxime Bordot«Le premier d'entre eux est certainement la diversité des emplois parmi lesquels ils font leur choix. Il s'agit alors pour eux de bien choisir; nous notons par ailleurs que 49 % des diplômés en sciences humaines qui ne sont plus aux études travaillent dans un domaine qu'ils estiment non lié à leur formation, contre 21 % pour l'ensemble des diplômés.

«Un autre élément est la nécessité de poursuivre les études au-delà du premier cycle. Ainsi, 69 % de ces diplômés les ont entreprises, contre 59 % de l'ensemble des répondants», dit M. Bordot.

Enfin, quelque 9 diplômés sur 10 se déclarent satisfaits de l'emploi qu'ils occupent, et ce, peu importe leur champ d'études.

Le Bureau de recherche institutionnelle n'a pas tenu compte, dans son analyse, des personnes qui, une fois leur scolarité de baccalauréat terminée, occupaient le même emploi que celui qu'elles avaient pendant leurs études.

L'enquête a été menée au printemps 2012 par téléphone et le taux de réponse a été de 74 %. Trois répondants sur quatre habitaient la grande région de Montréal, 70 % étaient des femmes et l'âge moyen des répondants était de 26,5 ans. La précédente enquête avait été conduite en 2009. Les différences entre les questionnaires des deux enquêtes rendent les comparaisons difficiles.

Mentionnons que, parmi les répondants ayant poursuivi leurs études au-delà du baccalauréat, près des deux tiers l'ont fait à l'Université de Montréal.

Par ailleurs, 70 % des répondants ont occupé un emploi pendant leurs études, excluant l'emploi d'été. Et au sujet des études elles-mêmes, les répondants considèrent très majoritairement que leur formation était pertinente. Ils ont ainsi pu dire si différents aspects de leur formation leur sont apparus adéquats une fois sur le marché du travail, comme les capacités d'analyse et de synthèse acquises, les aptitudes à exercer un jugement critique, à cerner et résoudre des problèmes, à apprécier l'interdisciplinarité, à manifester un comportement éthique et à comprendre la pensée scientifique.

Les résultats de ce sondage permettent à l'Université de Montréal de mieux évaluer ses programmes. Il fournit par ailleurs de précieuses informations aux responsables de l'orientation scolaire et professionnelle des Services aux étudiants.

Paule des Rivières