StudiUM à la conquête de la communauté universitaire

Un outil comme StudiUM a de nombreuses vertus. Il permet une flexibilité dans l’apprentissage et, de fait, aide à la conciliation travail-famille-études. (Image: iStockphoto)Deux ans après son implantation, la plateforme d'apprentissage numérique StudiUM est maintenant utilisée, pour la session d'hiver 2013, dans 34 % des cours de l'Université de Montréal, par 60 % des professeurs dans au moins un de leurs cours et par 77 % des étudiants comme outil de travail. Voilà des statistiques qui confirment que la communauté universitaire prend rapidement ce virage numérique.

 

Pour Olivier Guillot, coordonnateur en technologie éducative, ces résultats encourageants ne sont pas le fruit du hasard. «L'UdeM a déployé beaucoup d'efforts pour aider les professeurs à adopter StudiUM sans délai en leur offrant des ateliers, des capsules vidéos en ligne et un service de soutien technique accessible par téléphone», affirme le superviseur de ce nouvel outil pédagogique.

Mis en place en 2011, StudiUM est une adaptation maison de la plateforme d'apprentissage Moodle, un environnement numérique solidement implanté dans la communauté universitaire à l'échelle du globe. À l'UdeM, il a remplacé la technologie WebCT, à laquelle la communauté avait pu recourir dés 1999, mais dont la plateforme n'a jamais été mise à jour depuis et où existaient quelques problèmes de convivialité. Lors du remplacement de WebCT, il n'y avait que de 700 à 800 cours qui faisaient appel à cet outil, contre 1800 à ce trimestre d'hiver avec StudiUM (sur une possibilité de 5302 cours, mais beaucoup ne s'y prêtent pas, comme les laboratoires). Une nette progression en moins de deux ans.

Même si, théoriquement, StudiUM permet de donner des cours entièrement à distance, le but de cet environnement virtuel est surtout d'appuyer l'enseignement en classe. Les professeurs y déposent leur plan de cours, leurs diaporamas, les questions pour les travaux à faire à la maison en plus de publier des annonces, des liens Internet pertinents, des nouvelles, etc. Quant aux étudiants, ils y déposent leurs travaux et consultent en ligne la documentation propre au cours.

Selon M. Guillot, il reste encore beaucoup d'optimisation à faire sur StudiUM, comme l'intégration de fonctionnalités plus intuitives. «Il y a également de nombreux outils qui demeurent très peu utilisés par les professeurs et les chargés de cours, comme le glossaire, le wiki, la base de données, etc. Ces fonctions permettent d'intégrer les étudiants à la rédaction de contenus associés à leur formation», explique-t-il.

Olivier GuillotDans un avenir pas si lointain, la communauté universitaire ne pourra plus se passer de StudiUM, pense M. Guillot. «Les jeunes ont l'habitude de tout gérer à partir de leur ordinateur ou de leur téléphone intelligent, comme leur compte en banque. Pour cette raison, ils exigent des établissements d'enseignement les mêmes commodités. Si l'on ne prend pas le train en marche, on risque de désintéresser les jeunes de la formation universitaire», analyse-t-il. Sans compter que cet outil, en plus de ses avantages pédagogiques, contribue à la conciliation travail-famille-études, en permettant d'accéder aux informations relatives au cours à toute heure du jour... et de la nuit.

Professeure adjointe à la Faculté des sciences infirmières, Marjolaine Héon ne tarit pas d'éloges sur cette plateforme. «Avec StudiUM, je peux mieux accompagner les 250 étudiants de mon cours. Ça me permet de pousser leur réflexion plus loin et de suivre leur évolution pas à pas. Les étudiants y trouvent leur compte, car ils ont ainsi un accès plus direct à leurs professeurs et tuteurs, entre autres par la messagerie directe», mentionne Mme Héon.

L'une des fonctionnalités très appréciées par Mme Héon, c'est le forum. «Les étudiants nous posent des questions et nos réponses sont accessibles à tous, ce qui permet de mieux orienter leurs travaux», dit-elle. Résultat: les interminables files d'attente devant le bureau du professeur sont chose du passé. Qui s'en plaindra?

Simon Diotte
Collaboration spéciale

 

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