Des Innus installent leur campement à l'Université de Montréal

Le chef Ghislain Picard, les Innues de l’Institut Tshakapesh, le Dr Stanley Vollant, la ministre Élizabeth Larouche et le recteur Guy Breton.Les Innus de l'Institut Tshakapesh sont en visite officielle à l'Université de Montréal cette semaine et ont érigé pour l'occasion leur campement traditionnel, un shaputuan, en plein cœur du campus, en face du pavillon Roger-Gaudry, qui surplombe le flanc nord du mont Royal.

 

C'est à l'initiative du Dr Stanley VoIlant, premier chirurgien autochtone du Québec et coordonnateur du volet autochtone de la Faculté de médecine de l'UdeM, que cette semaine de rencontres a été organisée afin de sensibiliser la communauté universitaire et les Montréalais des quartiers environnants à la culture, aux traditions et à la réalité actuelle des autochtones.

La  cérémonie d'ouverture du shaputuan a eu lieu lundi matin en présence de M. Ghislain Picard, chef régional de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, de Mme Élizabeth Larouche, ministre déléguée aux Affaires autochtones du Québec, du recteur de l'Université de Montréal, M. Guy Breton, des représentants de communautés autochtones et de nombreux membres de la communauté de l'UdeM.

Ateliers de médecine traditionnelle, wapikoni mobile, état de santé des Premières Nations, droit des autochtones, condition des femmes, insertion professionnelle, jeunesse, soutien aux étudiants, soirées slam, poésie et contes ; et nuits sous le shaputuan font partie des activités qui auront lieu jusqu'à vendredi, dans le shaputuan et à l'intérieur du pavillon Claire-McNicoll.

« Si les premiers colons ont pu construire un pays ici, c'est grâce au savoir des peuples autochtones, grâce à leur aide, a souligné le recteur de l'UdeM, Guy Breton, lors son allocution. Aujourd'hui pourtant, la distance reste grande entre les descendants de ces colons et les membres des Premières Nations. Ce fossé trop large, nous tentons de le combler à l'Université de Montréal. Nous le faisons par des activités de recherche avec des communautés autochtones, mais nous sommes conscients qu'il y a encore trop peu de professeurs, d'employés et surtout d'étudiants autochtones au sein de notre établissement. C'est pourquoi cette première semaine de rencontres autochtones revêt une importance toute particulière pour nous. »

« J'espère que ce premier shaputuan à l'UdeM sera l'amorce d'une série de nouvelles collaborations fructueuses et enrichissantes avec les communautés autochtones. Je souhaite tout particulièrement que le message de l'UdeM se rende jusqu'aux jeunes autochtones et déclenche chez plusieurs le désir de poursuivre des études universitaires », a ajouté Stanley Vollant, qui marche des milliers de kilomètres chaque année pour convaincre les jeunes, par l'exemple, que le savoir mène à l'émancipation.


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