Poursuivre l'œuvre de son père

Jean-Louis Lévesque (1911-1994)La Fondation J.-Louis Lévesque fait un don de 10 M$ à l'Université de Montréal dans le cadre de la grande campagne Campus Montréal. Par ce geste, elle appuie de façon très significative la recherche en ophtalmologie et en neurosciences. Discrètement et de façon continue, c'est plus de 20 M$ qu'elle a versés en dons depuis 20 ans à l'UdeM.

 

La présidente de la Fondation, Suzanne Lévesque, est une femme modeste. Elle ne fait, dit-elle, que poursuivre l'œuvre de son père, qui créa en 1961 cette fondation. «Mon père, originaire d'un petit village en Gaspésie, avait compris que l'éducation et la recherche ouvraient de nouveaux horizons», relate-t-elle. Jean-Louis Lévesque (1911-1994) a été un pionnier du monde des affaires au Québec, fondateur de la grande firme de courtage Lévesque Beaubien et l'un des premiers Canadiens français à percer dans le milieu des affaires qui deviendra, à la génération suivante, le Québec inc.

Sa fille Suzanne a veillé avec grand soin à ce que la Fondation continue de soutenir d'une manière aussi extraordinaire l'éducation et la recherche universitaires au fil des ans.

Titulaire d'un certificat en traduction de la Faculté de l'éducation permanente de l'Université de Montréal, Mme Lévesque a fait, à titre de présidente de la Fondation, des dons exceptionnels à l'Université à plusieurs reprises, notamment au Fonds de recherche en ophtalmologie, à la Chaire Jeanne et Jean-Louis Lévesque en génétique des maladies du cerveau, ainsi qu'à la Faculté de médecine vétérinaire pour la construction du manège équin. Sans oublier les débuts de l'œuvre philanthropique de la famille à l'Institut de cardiologie de Montréal et à plusieurs autres établissements hospitaliers affiliés à l'UdeM. La philosophie de la famille Lévesque reste inchangée: concentrer les dons dans un nombre restreint de domaines afin d'en maximiser les retombées et de constituer un capital important à partir duquel faire croitre les fonds pour assurer une aide durable dans le temps.

Pour la directrice générale du Bureau du développement et des relations avec les diplômés de l'Université de Montréal, Chantal Thomas, cette approche de la Fondation J.-Louis Lévesque témoigne de la grande acuité de sa présidente et de la constance de sa vision: «En maintenant des liens très étroits avec les chercheurs qu'elle soutient et en concentrant ses dons pour qu'ils aient une influence réelle, la Fondation, sous l'impulsion de sa présidente, est demeurée une amie très fidèle de notre établissement. Je suis toujours impressionnée par la vision à long terme de Mme Lévesque, qui non seulement appuie nos chercheurs mais aussi leur donne des occasions de se rassembler autour de projets porteurs. Certains des scientifiques aidés par Mme Lévesque se sont rencontrés grâce à leurs liens communs avec la Fondation et ont même copublié, au plus grand bonheur de Mme Lévesque.»

Soutenue par une équipe de fiduciaires chevronnés, Mme Lévesque incarne la donatrice moderne par son intérêt à l'égard des chercheurs, mais aussi par un engagement personnel envers l'Université de Montréal, dont elle suit l'évolution avec bienveillance.

«Pour moi, il est naturel de redonner un peu de ce que j'ai reçu. C'est l'esprit dans lequel j'ai été élevée», mentionne-t-elle, se rappelant encore ce petit garçon venu frapper à la maison de campagne des Lévesque «pour demander à papa de payer ses études».