Hypercholestérolémie : réinvestissement dans le projet du Dr Nabil Seidah

Dr Nabil SeidahLancé en avril 2012, le projet du Dr Nabil Seidah, chercheur à l'Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM) et professeur à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal, a pour but de trouver des médicaments capables d'interagir avec la cible PCSK9, une cible qui a la cote auprès des compagnies pharmaceutiques pour le traitement de l'hypercholestérolémie.

 

« Suivant le succès de la première phase de ce projet, soit l'identification de petites molécules agissant sur PCSK9, nous sommes très fiers d'annoncer un réinvestissement dans ce projet porteur explique Elizabeth Douville, associée principale du fonds AmorChem.  Plusieurs compagnies pharmaceutiques ont indiqué un intérêt dans les résultats obtenus à date, ce qui démontre que le modèle offert par AmorChem permet véritablement aux chercheurs de faire avancer leurs projets dans la voie de la commercialisation.»

« Les résultats obtenus lors de la première étape de ce projet sont prometteurs », explique Grazia Maion, Directrice principale, Développement des affaires et investissements chez Univalor.  Il n'existe pour le moment aucune petite molécule à l'essai chez l'humain dirigée contre cette cible. Ce projet vise à identifier des molécules ayant le potentiel d'aider les patients souffrant d'hypercholestérolémie et nous sommes fiers de contribuer à la mise en place de ce partenariat entre le laboratoire de recherche  du Dr Seidah et un investisseur du calibre d'AmorChem. »

Les molécules découvertes au cours de la collaboration entre le laboratoire du Dr Seidah et NuChem Thérapeutiques inc. ont démontré une activité dans les tests biologiques préliminaires. Ce réinvestissement d'AmorChem a pour but de confirmer que des molécules améliorées de deuxième génération fonctionnent dans les modèles animaux. La stratégie de chimie empruntée par NuChem (fournisseur de services en chimie empruntée par NuChem (fournisseur de services en chimie médicinale affilié à AmorChem) comprend deux volets, dont un est effectué en collaboration avec l'Institut de recherche en biotechnologie du Centre national de recherche du Canada. Le succès de la première partie de ce projet est fort prometteur car malgré l'intérêt qu'on y porte, il n'existe présentement aucune petite molécule attaquant cette cible. Le réinvestissement a pour but de poursuivre les travaux de chimie et de biologie afin de prouver l'utilité des molécules dans un modèle animal.

«  C'est avec beaucoup d'enthousiasme que nous poursuivons les travaux entrepris il y a un an avec le premier investissement d'AmorChem. En 2003, explique le Dr Seidah, notre laboratoire participait à la découverte du gène PCSK9, et voici que dix ans plus tard - un exploit sur l'échelle de temps de la recherche scientifique -, nous découvrons des petites molécules actives. Nous mettons présentement tous nos efforts pour parvenir au développement d'un médicament oral ciblant la PCSK9 comme alternative au traitement des patients chez qui les statines n'agissent pas.»

« L'IRCM est fier d'avoir des chercheurs de haut calibre comme le Dr Nabil G. Seidah, qui travaille sur les proprotéines convertases depuis plus de 30 ans. Les chercheurs s'investissent de nombreuses années dans leurs recherches et c'est toujours un accomplissement pour nous de voir que l'étape de la commercialisation n'est plus très loin. Le remplacement et/ou complémentation des statines par un nouveau médicament qui ciblera le PCSK9 aura un impact important sur la santé des personnes souffrant d'hypercholestérolémie, ce qui est une bonne nouvelle pour l'ensemble de la collectivité » a indiqué le Dr Tarik Möröy, président et directeur scientifique de l'IRCM.» « Notre interaction avec Univalor continue à porter fruit et ce réinvestissement a été accompli en grande partie grâce à leur diligente collaboration,» dit Inès Holzbaur, associée principale chez AmorChem.

Source : Univalor