Une nouvelle concentration en jeu vidéo voit le jour

  • Forum
  • Le 3 juin 2013

  • Mathieu-Robert Sauvé

La maitrise en études cinématographiques du Département d'histoire de l'art et d'études cinématographiques comptera une nouvelle concentration intitulée Études du jeu vidéo. Ainsi en ont décidé les membres de la Commission des études réunis le 14 mai dernier. Une concentration Cheminement international sera également ajoutée au programme.

 

Les études sur les jeux vidéos (ou vidéoludiques) sont devenues au cours de la dernière décennie une véritable discipline scientifique, mentionne le document de présentation. «Il s'agit maintenant d'un domaine de recherche avec des objets précis, un savoir constitué, un ensemble de théories spécifiques, un premier débat fondateur entre les ludologues et les narratologues et un réseau international de savants et d'institutions dédiés à l'étude de ce nouvel objet», peut-on lire.

Les étudiants intéressés par cette concentration devront suivre au premier trimestre un cours obligatoire sur les approches théoriques du jeu vidéo. Il y sera question de recherche et de réflexion dans les domaines de la critique, de l'analyse et de la théorie du jeu vidéo. Un autre cours, Jeux, expériences et interactions, se penchera sur les «défis cognitifs et les compétences informationnelles, les émotions, le processus d'identification et les dimensions sociales de l'activité vidéoludique».

Projet interfacultaire approuvé... et applaudi

Le Département de microbiologie et immunologie de la Faculté de médecine et celui de sciences biologiques de la Faculté des arts et des sciences (FAS) s’unissent pour créer deux nouvelles orientations du programme de baccalauréat en microbiologie et immunologie. «La microbiologie et l'immunologie constituent des domaines d'enseignement et de recherche de base tant en biologie fondamentale qu'en sciences biomédicales (incluant la biochimie, l'optométrie et la nutrition), fait-on valoir dans le document de présentation. En biologie, la microbiologie et l'immunologie font partie, à divers degrés, des connaissances de base pour les étudiants s'orientant dans les domaines de la biologie cellulaire et moléculaire, de l'écologie, de la biodiversité et de l'évolution. En médecine, la microbiologie et l'immunologie sont à la base des connaissances sur les maladies infectieuses et sur les mécanismes de défense de l'hôte contre ces infections.»

La structure et le contenu de ce baccalauréat sont identiques à ceux de la concentration Microbiologie et immunologie de l'ancien programme de baccalauréat en sciences biologiques de la FAS, qui sera aboli. La véritable nouveauté du programme tient dans sa paternité commune, soulignée par des applaudissements à la Commission des études.

La doyenne de la Faculté de médecine, Hélène Boisjoly, a signalé que l'élaboration de programmes interfacultaires exige un processus long et complexe mais qui peut aboutir quand il y a une volonté de part et d'autre et un esprit de collaboration. Le doyen de la FAS, Gérard Boismenu, a abondé dans le même sens avant d'indiquer que ce partenariat pouvait inspirer d'autres unités.

La Faculté de médecine vétérinaire est un autre partenaire de ce programme, qui touche à de multiples facettes de la vie dans son ensemble. La discipline apporte un éclairage essentiel dans des champs comme l'écotoxicologie, le fonctionnement des écosystèmes, les changements climatiques et l'écologie des maladies infectieuses.

Physiothérapie, optométrie et génie

Il manquera 400 physiothérapeutes au Québec en 2021, rapporte Robert Forget, professeur à l'École de réadaptation, venu présenter un projet de l'école visant à créer un certificat en physiothérapie. L'objectif du nouveau programme est de permettre au candidat formé à l'étranger d'obtenir le complément de formation pour exercer la profession de physiothérapeute dans le contexte de la pratique québécoise. Ici, le professionnel est un généraliste autonome qui travaille en première ligne dans un cadre d'accès direct.

À l'École d'optométrie, on modifiera le certificat de résidence en optométrie pour mieux refléter les réalités du milieu du travail.

Du côté de Polytechnique Montréal, il y aura création de quatre concentrations au deuxième cycle en génie énergétique: Efficacité énergétique dans les bâtiments; Énergie hydroélectrique; Énergies renouvelables; Systèmes et réseaux énergétiques intelligents. Elles ciblent précisément les ingénieurs en exercice et les finissants. Depuis le début des années 2000, explique-t-on dans l'énoncé, les demandes d'étudiants désireux de s'inscrire à la maitrise en génie énergétique sont de plus en plus nombreuses. Ainsi, l'implantation de ces concentrations permettra de répondre à un besoin actuel et profitable.

On trouvera à HEC Montréal trois nouveaux programmes de certificat: affaires internationales; création d'entreprise et gestion du marketing. La Commission des études a également approuvé des modifications au baccalauréat en administration des affaires et à son règlement régissant l'activité étudiante.

La réunion s'est terminée sur des points d'information concernant le retrait anticipé de l'UdeM de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec. Le vice-recteur études, Raymond Lalande, a fait savoir qu'il participait aux discussions pour assurer la mise en place des structures pédagogiques communes comme les comités d'évaluation et d'approbation des programmes.

Un bilan des effets du conflit étudiant de 2012 sur les admissions et inscriptions a été présenté en fin de séance. «Nos pires craintes n'ont pas été confirmées», a dit Jean-Pierre Blondin, vice-recteur adjoint aux études de premier cycle. On craignait une hausse des abandons et des échecs, mais elle ne s'est pas avérée. La charge de travail des étudiants et du personnel s'est est trouvée accrue, mais le taux des réinscriptions semble s'être maintenu.

Mathieu-Robert Sauvé