Jean-Samuel Blanc, la force tranquille des Carabins

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  • Le 3 septembre 2013

Le jeu de Jean-Samuel Blanc est solide, précis et souvent impitoyable. (Image: James Hajjar)Les quarts-arrières qui se mesurent aux Carabins de l'Université de Montréal ne peuvent ignorer la qualité du front défensif des Bleus. À la ligne de mêlée, il est possible de sentir la force tranquille qu'incarne Jean-Samuel Blanc.

 

Avec ses coéquipiers au cours du match d'avant-saison du 23 aout, il a rappelé aux attaquants adverses de bien se tenir, car les joueurs de l'UdeM forment toujours l'une des unités défensives les plus redoutables du pays.

Dire que le talent de Jean-Samuel Blanc a éclos à sa deuxième saison l'an dernier ne rendrait pas justice à ses performances sur le terrain: record pour le plus grand nombre de plaqués du quart-arrière au pays (12,5), meilleur joueur de ligne au Québec, membre de la première équipe d'étoiles au Canada, athlète masculin de l'année à l'UdeM. La liste des honneurs qui lui ont été accordés pourrait s'allonger.

Pourtant, le joueur étoile est toujours timide lorsqu'il doit répondre aux questions des médias. Même s'il aime laisser sa marque là où il pratique son sport, ce n'est aucunement pour obtenir la célébrité. De plus, il ne réfléchit pas encore à une carrière professionnelle. «Si ça arrive, je serai bien content, dit-il, mais je garde ma concentration sur l'instant présent, sur le prochain match. J'aimerais jouer chez les professionnels, mais pour moi, c'est encore un objectif à très long terme.»

«Jean-Samuel est véritablement un joueur d'impact, souligne son entraineur-chef Danny Maciocia. Il est imposant physiquement et il peut utiliser aussi une grande vitesse. Il a une bonne connaissance de sa position et ne fait que très peu d'erreurs mentales.»

L'étudiant en sécurité et études policières a toujours partagé ses succès avec ses coéquipiers. La ligne défensive est bien soudée et ces joueurs célèbrent tous leurs bons coups ensemble. «J'étais heureux de retrouver les gars sur la ligne après la saison morte, indique-t-il. On sait qu'on peut compter les uns sur les autres. Notre mentalité, c'est que ça commence toujours par nous. Si on fait bien notre travail, toute la défense en bénéficie.»

Au mois d'aout, le très souriant Lavallois de 22 ans s'est présenté à son troisième camp d'entrainement avec un nouveau statut. En tant que vétéran, il devra prendre plus de responsabilités au sein de l'équipe cette saison. Ses entraineurs l'ont d'ailleurs nommé parmi les capitaines de la formation.

«Je ne suis pas très bavard, mais on m'a dit que je pouvais être un meneur par mes actions, affirme-t-il avec beaucoup de modestie. Quand je suis arrivé au camp, j'ai remarqué que les recrues me témoignaient beaucoup de respect. Maintenant, je n'hésite pas à donner quelques conseils.»

Le sympathique colosse de 6 pi et 245 lb ne perdra jamais son calme sur le terrain. Il ne fera pas de grande scène dans le vestiaire non plus. Sa façon de répliquer à ses adversaires et de s'exprimer, c'est de laisser aller son talent sur la surface de jeu et de ne jamais abandonner. «Je n'aime pas quand il y a des débordements, mentionne-t-il. Ça enlève tout le but du sport.»

Du succès partout où il est passé

Étant le cinquième de six enfants au sein d'une famille de sportifs, Jean-Samuel Blanc a rapidement développé ses habiletés athlétiques. Ses trois frères plus âgés avaient choisi avant lui, respectivement, l'athlétisme, le hockey et le basketball. Lui a trouvé sa voie en troisième secondaire au collège Mont-Saint-Louis. Après avoir joué dans des équipes de basketball et de soccer, il a été initié au football. «On ajoutait le contact dans le sport et ça m'a plu tout de suite.»

Dès la fin de ses études secondaires, il a été remarqué à la Coupe Canada avec l'édition championne d'Équipe Québec en 2008.

En fait, Jean-Samuel Blanc a gagné presque partout où il est passé. D'abord, il a remporté un Bol d'or avec les Kodiaks de son collège à sa dernière année, avant de faire de même au collégial avec les Cheetahs, du collège Vanier.

La défaite n'a pas été oubliée

Les Carabins ont connu une saison remarquable en 2012 en ne perdant qu'un seul match et en présentant la meilleure défense du pays. Cependant, après avoir pris les devants sur le Vert et Or de l'Université de Sherbrooke en demi-finale provinciale par 17 points et 16 minutes de jeu, les Bleus ont été rattrapés par leurs adversaires et se sont inclinés.

Si l'on en croit l'attitude des joueurs sur le terrain depuis le début du camp d'entrainement, un tel épisode ne se reproduira pas de sitôt.

«C'est une défaite que nous avons toujours derrière la tête, remarque Jean-Samuel Blanc. Depuis le début, c'est important de bien commencer et de terminer nos entrainements. Dès que nous avons un relâchement, on y repense et ça nous motive davantage.»

Une ouverture attendue

Après un premier match à l'Université Concordia le 31 aout, les Carabins amorceront leur saison locale au CEPSUM le 6 septembre en accueillant les Gaiters, de l'Université Bishop's. Comme c'est maintenant devenu la tradition, les festivités d'avant-partie de la rentrée commenceront dès 16 h devant le centre sportif.

Les Bleus souhaitent jouer un quatrième match d'ouverture de suite devant des gradins combles. La drumline et les meneuses de claques seront également de retour pour participer au lancement de la saison 2013.

Mathieu Dauphinais
Collaboration spéciale