Des nageuses olympiques s'entrainent avec un simulateur de l'UdeM

  • Forum
  • Le 23 septembre 2013

  • Dominique Nancy

Grâce à des marqueurs installés sur le corps d’une plongeuse, on a pu réaliser le simulateur de mouvements acrobatiques.Un simulateur de mouvements acrobatiques en trois dimensions permet aux entraineurs de repousser les limites physiques des athlètes. Conçu initialement pour les plongeuses par le professeur Mickaël Begon et une étudiante à la maitrise, Ariane Crépeau-Rousseau, ce simulateur informatique est aujourd'hui utilisé par l'équipe nationale de nage synchronisée.

 

Durée : 3 min 3 s

Un simulateur de mouvements acrobatiques en trois dimensions permet aux entraineurs de repousser les limites physiques des athlètes. Conçu initialement pour les plongeuses par le professeur Mickaël Begon et une étudiante à la maitrise, Ariane Crépeau-Rousseau, ce simulateur informatique est aujourd'hui utilisé par l'équipe nationale de nage synchronisée.

Expérimenter de nouvelles techniques en modifiant la gestuelle des sportifs de haut niveau, par exemple dans les phases aériennes des saltos vrillés des plongeurs et des gymnastes, n'est qu'une des nombreuses simulations produites au Laboratoire de simulation et modélisation du mouvement de Mickaël Begon. Le professeur du Département de kinésiologie de l'Université de Montréal y étudie la biomécanique, plus particulièrement la modélisation et la simulation mécanique de la motricité humaine pour des tâches sportives et de locomotion. Il applique ses connaissances issues de ses travaux à l'entrainement acrobatique des nageuses de l'équipe de nage synchronisée du Canada depuis les championnats du monde de 2011.

«Notre objectif est de concevoir des mouvements optimisés, et ce, sans risque pour les athlètes», affirme le professeur Begon.

PGrâce à des marqueurs installés sur le corps d’une plongeuse, on a pu réaliser le simulateur de mouvements acrobatiques.our réaliser ce simulateur, les chercheurs ont installé des marqueurs sur le corps d'une plongeuse professionnelle qui a effectué à la piscine du Stade olympique moult pirouettes, plongeons et vrilles. Ses moindres mouvements ont été captés par des caméras synchronisées. Un dynamomètre isocinétique, qui mesure la puissance et la force des articulations, ainsi que des électrodes servant à enregistrer l'activité électrique des muscles ont permis de récolter des données relatives à l'exécution d'acrobaties utiles pour les entraineurs de diverses disciplines sportives.

La comparaison du mouvement de l'athlète avec celui qui est simulé à l'ordinateur donne l'illusion que les acrobaties sont réelles. Il est aussi possible d'observer en simulation l'effet des modifications de la gestuelle sur un mouvement donné. «Les entraineurs peuvent ainsi proposer des interventions s'appuyant sur des preuves scientifiques», signale Mickaël Begon. Résultat? Les voltiges et autres sauts périlleux sont plus précis, plus puissants. Tout en diminuant les risques de blessures.

À son avis, le Canada est le pays où la nage synchronisée est le plus acrobatique dans le monde. «L'équipe a fini quatrième aux Jeux olympiques de 2012», rappelle-t-il. La discipline est aussi à la source de plusieurs innovations acrobatiques. L'exécution d'une figure totalement inédite présentée aux championnats du monde de 2011 a d'ailleurs été reprise l'année suivante par l'équipe du Mexique aux jeux de Londres. «C'est la preuve que l'équipe nationale de nage synchronisée est une référence dans le domaine, estime M. Begon. D'où l'importance de continuer à innover.»

Dominique Nancy

 

À lire aussi


 

Le Département de kinésiologie multiplie les partenariats