Les étudiants ont leurs mots à «Dire»

  • Forum
  • Le 23 septembre 2013

  • Dominique Nancy

Les naines brunes sont-elles des étoiles ou des planètes? Serait-ce un compliment de traiter quelqu'un de «cervelle d'oiseau» ou de «buse»? Comment la défense de l'État d'Israël est-elle appuyée par les évangéliques américains?

 

Pourquoi les femmes réfugiées se heurtent-elles à plus d'obstacles que les hommes lorsqu'elles demandent le droit d'asile? Quels sont les enjeux en matière d'éducation de la jeunesse indienne?

Ces quelques questions soulevées par des étudiants à la maitrise ou au doctorat font l'objet d'articles parus dans la plus récente livraison de la revue Dire, une publication des étudiants des cycles supérieurs de l'Université de Montréal.

Le dernier numéro du volume 22 compte une dizaine de textes très différents les uns des autres. «Nous avons reçu un nombre élevé d'articles pour ce numéro. Les sujets vont des sciences des religions à l'astrophysique en passant par le droit et l'anthropologie», se réjouit Valérie Gauthier, la nouvelle directrice générale de la revue.

En poste depuis seulement quelques mois, cette diplômée de l'UdeM insuffle une bouffée d'air frais au sein de l'équipe du Fonds d'investissement des cycles supérieurs de l'Université de Montréal (FICSUM), qui gère le Fonds d'aide aux projets d'études, le Fonds de prêt de dépannage ainsi que Dire. «Sous sa direction, la revue est en train de prendre un tout nouveau tournant», affirme la rédactrice en chef, Annie Trudel.

Depuis juin, une version conviviale de la publication est accessible sur le site du FICSUM. De plus, les étudiants peuvent désormais naviguer sur le site Web de l'organisme à partir de leur tablette ou de leur téléphone portable. À cette adresse, ils trouveront aussi de l'information sur la façon de présenter un article ainsi que les textes du numéro courant et des archives. Les étudiants peuvent même s'abonner en ligne s'ils désirent recevoir la revue par la poste.

Autre nouveauté: les jeunes chercheurs dont les textes sont retenus par le comité de lecture sont rémunérés à raison de 250 $ par article. Pour chaque numéro, un texte est primé «meilleur article» et vaut à son auteur une récompense de 500 $. L'article de l'année s'accompagne, lui, d'une somme de 1000 $.

Dans le numéro de la revue qui vient de paraitre, c'est Aude Lanthier, étudiante au Département d'anthropologie, qui a reçu le prix d'excellence de vulgarisation scientifique pour son article intitulé «Les retournés et les nouveaux contours de l'altérité à la Martinique».

Si plusieurs étudiants y présentent le sujet de leur mémoire ou de leur thèse, ce n'est pas forcément toujours le cas. Dans le numéro courant, par exemple, on peut lire un article de type journalistique écrit par la rédactrice en chef qui brosse le portrait de Gabrielle Bardall, étudiante au doctorat au Département de science politique et lauréate d'une bourse Trudeau.

Mais pour la majorité des auteurs, la revue est une tribune précieuse qui leur permet d'avoir une première publication scientifique à leur actif. «C'est souvent leur première expérience avec évaluation par un comité de lecture. Publier les aide aussi à obtenir des bourses de recherche», souligne la directrice générale de la revue, qui invite les étudiants à soumettre un texte.

Pour plus d'information sur les normes de publication de la revue, rendez-vous sur le site du FICSUM.

Dominique Nancy