Trois questions à Pierre Lemieux

  • Forum
  • Le 23 septembre 2013

  • Dominique Nancy

L’Université de Montréal est un des plus gros employeurs de l’île de Montréal, rappelle Pierre Lemieux.L'homme à la tête de la Direction des ressources humaines (DRH) à l'Université de Montréal est un gestionnaire multitâche en plus d'être un planificateur stratégique et un conseiller! «D'ici un an, la DRH n'aura plus la même couleur, dit-il.

 

Elle va exercer un rôle de partenaire stratégique et de soutien beaucoup plus grand que dans le passé.» Forum l'a rencontré afin d'en apprendre davantage sur ses projets en cours.

 

Quel est le rôle des ressources humaines dans une grande université comme l'UdeM? Est-ce différent du privé?

P.L.: L'un des principaux rôles de la DRH est de faciliter le développement stratégique de l'Université et des facultés, départements et unités. Tout un défi! Une multitude de gens se côtoient et chacun veut une certaine autonomie dans son fonctionnement. Il ne faut pas oublier que c'est la somme des facultés et des services qui constitue l'identité de l'Université de Montréal, sa richesse. Le mode de fonctionnement de l'Université souvent décentralisé où coexistent les notions d'autonomie, de collégialité mais aussi l'obligation de rendre compte rend la tâche plus grande. D'autant plus que les universités sont très règlementées, tant sur le plan des exigences gouvernementales que par les conventions collectives. L'approche est donc très différente du privé et doit prendre en compte cette réalité.

 

Vous faites allusion à la diversité qu'on trouve à l'UdeM. Quels sont vos projets à ce sujet?

P.L.: On évolue dans un milieu fort de cette richesse. Ça c'est le milieu universitaire! On y trouve un lieu de travail inclusif où la diversité culturelle et intergénérationnelle témoigne de notre ouverture sur le monde. Le défi est alors de considérer chaque être humain dans toute sa globalité et ses particularités dans nos pratiques de gestion des talents, notamment le recrutement, la formation et la gestion de la relève. On travaille sur ces points intensivement depuis un an. On a entre autres remodelé le site Web pour le recrutement afin que l'Université comme milieu de travail riche, inclusif et valorisant soit reconnue. On a une réputation internationale en tant qu'établissement d'enseignement et de recherche, mais on est peu connus comme employeur potentiel. Nous sommes pourtant l'un des plus gros employeurs de l'île de Montréal.

 

Vous avez mis en place plusieurs autres projets depuis votre entrée en fonction il y a deux ans. Où en sont-ils?

P.L.: En 2011, on a fait l'exercice important de se remettre en question. Cela a permis de restructurer la DRH et de changer notre offre de service. On a par exemple créé un service-conseil: on visite différentes unités pour offrir un accompagnement aux employés et aux gestionnaires en matière de ressources humaines. On a aussi procédé à une refonte majeure du programme de formation des cadres et professionnels, dont c'était le lancement officiel la semaine dernière. On est également à revoir beaucoup de choses en ce qui a trait à la rémunération. On tente ainsi d'élaborer un nouveau modèle, plus transparent, afin qu'il soit plus simple de comprendre comment on fait l'évaluation des emplois. On cherche en outre à améliorer, en collaboration avec le Bureau des communications et des relations publiques, la communication avec nos employés à l'interne pour accroitre le sentiment d'appartenance à l'UdeM.

Le point central de nos efforts se situe dans notre planification stratégique qui couvre une période de trois ans. Cela nous a permis de cibler 25 éléments livrables déterminés à partir du plan de développement stratégique de l'Université. L'appréciation de la contribution des employés est l'un de ces éléments. L'objectif est que le gestionnaire puisse donner une rétroaction aux employés et qu'ensemble ils s'entendent sur des objectifs communs. Actuellement, 19 unités participent à ce programme. D'ici 2015, on souhaite qu'il soit étendu partout sur le campus auprès des cadres et des professionnels.

Dominique Nancy