Trois questions à Yvon Pinel

  • Forum
  • Le 11 novembre 2013

  • Mathieu-Robert Sauvé

M. Pinel et son équipe sont responsables de la collecte et de l’analyse des données relatives à l’UdeM. Directeur du Bureau de recherche institutionnelle (BRI), où il a fait son entrée comme analyste en 1976, Yvon Pinel a vu l'Université de Montréal se transformer profondément. Au moment de prendre sa retraite, il explique l'importance pour les gestionnaires d'être bien informés.

 

M. Pinel est aussi l'homme des classements internationaux, qui, bien qu'imparfaits, permettent à l'Université de Montréal de se situer dans un ensemble d'établissements universitaires dans le monde. Il suit et interprète l'évolution des indicateurs à la base de ces classements et s'assure que la voix de l'UdeM est entendue. Ainsi, on lui doit l'intégration de HEC Montréal et de Polytechnique Montréal au sein de l'UdeM dans certains classements.

 

À quoi sert le BRI?

Y.P.: À donner des outils quantitatifs aux décideurs. Le BRI a pour mandat de renseigner les gestionnaires sur l'évolution des données dans tous les secteurs qui touchent à la planification stratégique: le personnel enseignant, les ressources humaines, l'effectif étudiant, les subventions de recherche, la situation sur les plan national et international. Nous sommes un peu comme Statistique Canada pour le gouvernement fédéral.

D'autres responsabilités nous incombent depuis quelques années. Nous suivons de près les classements internationaux en fournissant certaines informations sur l'Université aux producteurs de ces classements et en analysant les résultats. Je pense, notamment, au classement mondial des universités du Times Higher Education ou à celui établi par la firme Quacquarelli Symonds, où l'UdeM se classe parmi les 100 premières universités dans le monde. Nous participons aussi au groupe d'échange de données des 15 universités canadiennes les plus axées sur la recherche.

 

Vos analyses sont-elles publiques?

Y.P.: Le BRI répond prioritairement aux besoins de la direction générale de l'Université et ensuite aux demandes provenant des directions de facultés. Compte tenu de l'expertise du BRI et de la disponibilité de ses ressources, il peut fournir des services à certains groupes reconnus de l'UdeM comme des comités ou des unités, après autorisation du vice-recteur responsable. Cela dit, beaucoup d'information est accessible au grand public sur notre site Web, par exemple l'évolution des admissions, inscriptions et diplômes entre 2008 et 2012.

 

De qui se compose le personnel du BRI?

Y.P.: Le bureau compte actuellement 10 personnes, dont 8 analystes, le directeur et un technicien Nous avons des diplômés en science politique, sciences économiques, sociologie, informatique, mathématiques et même architecture. Un de nos anciens directeurs était physicien. En fait, l'équipe s'intéresse à toutes les questions qui concernent l'évolution des universités dans la société. Évidemment, ce sont des personnes fortes en chiffres. Les méthodes quantitatives, c'est leur spécialité.

C'est tout un changement par rapport à mon entrée en fonction en 1976, alors que le BRI ne comptait que quatre employés. L'UdeM se composait de 23 000 étudiants et de 1200 professeurs. Aujourd'hui, la communauté universitaire est constituée de 46 000 étudiants, excluant HEC Montréal et Polytechnique Montréal. Le corps professoral s'est également multiplié.

Mathieu-Robert Sauvé

 

Bureau de recherche institutionnelle (BRI)