Création d'une majeure en musique, arts et société

  • Forum
  • Le 18 novembre 2013

  • Mathieu-Robert Sauvé

Un nouveau programme de majeure en musique ouvrira la voie à une activité professionnelle dans les secteurs de l’enseignement, de la recherche, du journalisme et de l’animation musicale. (Image: iStockphoto)La Faculté de musique de l'Université de Montréal compte offrir un programme de majeure en musique, arts et société auquel on pourra s'inscrire dès janvier 2014. Cette majeure a été approuvée à l'unanimité par les membres de la Commission des études à leur réunion du 12 novembre.

 

Le nouveau programme se veut une passerelle entre la mineure existante et le baccalauréat. Un étudiant pourra commencer une mineure, poursuivre à la majeure et passer au baccalauréat. «Ce programme est unique dans le monde francophone de la musicologie, peut-on lire dans le document de présentation. Il prépare de plus à un nombre considérable de responsabilités dans la vie musicale d'aujourd'hui. Il ouvre la voie à une activité professionnelle dans les secteurs de l'enseignement et de la recherche, du journalisme parlé et écrit, de l'animation musicale: recherchiste ou chroniqueur pour les médias, conseiller artistique, responsable de communications d'organismes culturels ou de maisons de disques, personne-ressource au sein d'organismes de production.»

La musicologie, rappellent les responsables, est par essence un champ qui se prête bien à la pluridisciplinarité. La musique fait appel aux sciences cognitives, à l'informatique, la philosophie, la littérature, l'anthropologie, la linguistique, etc. À l'issue de leur formation, les étudiants qui ne veulent pas poursuivre leur scolarité aux cycles supérieurs pourront se lancer directement dans le marché du travail.

La faculté offrait déjà une mineure en arts et société et un baccalauréat en musicologie. La majeure s'insère entre les deux.

Cheminement international

Second projet déposé pour étude, la création d'une orientation Cheminement international au baccalauréat en sciences infirmières a également été approuvée par les membres présents. «On ne fait que consacrer une pratique déjà en usage», a dit Jean-Pierre Blondin, vice-recteur adjoint aux études de premier cycle.

«Un séjour d'apprentissage en pays étranger constitue un enrichissement certain pour une étudiante en sciences infirmières québécoise», indique le document de présentation. Chaque année, une dizaine d'étudiantes partent pour l'Afrique (le Maroc et le Sénégal en 2013), la France et la Belgique. D'autres prennent la direction de l'Amérique du Sud. Elles sont encadrées par un professeur à partir de Montréal et par une personne de référence dans le pays d'accueil. Un processus de sélection des étudiantes est déjà en place (moyenne cumulative, lettre de motivation et entrevue individuelle), ainsi qu'une démarche d'apprentissage qui vise la préparation en vue du départ et l'exercice de la profession dans un pays étranger. À leur retour, les étudiantes rédigent un rapport sur leur séjour et font une présentation par affiche ou orale.

Santé publique et évaluation de programmes

En ouverture de séance, les membres ont assisté à une présentation de l'École de santé publique par le doyen, Pierre Fournier. Après le dépôt des rapports de la Sous-Commission du premier cycle, la rencontre s'est poursuivie par un résumé du plan d'action de la Faculté de médecine au sujet de l'évaluation périodique des programmes des cycles supérieurs dans différentes disciplines (biologie moléculaire, physiologie, neurosciences, pathologie et biologie cellulaire, microbiologie et immunologie et virologie et immunologie).

Du côté de la Faculté de l'éducation permanente, on a approuvé un projet de reconnaissance des acquis qui était sur la table depuis très longtemps.

Mathieu-Robert Sauvé

 

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