Des experts de l'UdeM aux 26es Entretiens Jacques-Cartier

La ville de Lyon accueille les 26e Entretiens Jacques-Cartier (Crédit: Région Rhône-Alpes/Jean-Luc Rigaux)Les 26es Entretiens Jacques-Cartier, lieu d'échanges scientifiques entre le Québec et la France, s'ouvriront le 21 novembre à Lyon.

 

À cette occasion, Guy Breton, recteur de l'Université de Montréal, recevra un doctorat honoris causa de l'Université des Technologies de Compiègne et Hélène David, vice-rectrice aux affaires internationales et à la Francophonie, recevra la Médaille des Entretiens Jacques-Cartier.

Fidèle à la tradition des Entretiens Jacques-Cartier, cette 26e édition comportera 24 colloques reflétant les six univers du Centre Jacques-Cartier: scientifique, technologique, économique, social, culturel et politique. Plusieurs professeurs de l'UdeM participeront à ces colloques, dont voici quelques incontournables :

L'ancienne gare de la ville : une solution aux problèmes de transports urbains ?

Le directeur de l'Institut d'urbanisme de l'UdeM, Frank Scherrer, participera au colloque sur la lutte contre l'étalement urbain, la congestion automobile et la pollution de l'air, problématiques majeures du transport en ville, qu'il s'agisse des déplacements des personnes ou du transport des marchandises. Les grandes métropoles cherchent à encourager des alternatives à l'automobile et à développer l'usage des transports en commun et des modes actifs. Quels sont les nouvelles tendances, les nouveaux modèles d'organisation de ces espaces ? Comment les gares les plus anciennes peuvent-elles désormais constituer des catalyseurs pour un redéveloppement de quartiers longtemps négligés et abandonnés à des activités peu recommandables ? Des exemples peuvent-ils être repérés et analysés ? Pour les gares et pôles d'échanges, de création plus récentes, comment cette fonction de polarité urbaine structurante pour le développement de leur quartier a-t-elle été pensée?

La persévérance scolaire : les meilleures pratiques

Le jeune qui quitte l'école avant l'obtention d'un diplôme contracte une lourde hypothèque personnelle : il risque d'éprouver plus de difficultés que les diplômés à se trouver un emploi et, le cas échéant, il se retrouve avec un emploi souvent moins gratifiant, plus précaire et moins bien rémunéré. Il risque de plus de faire davantage appel à l'aide sociale, de rencontrer plus de difficultés avec la justice, et d'avoir plus de problèmes de santé physique et mentale. Trente ans de recherche en éducation, en psychologie et en sociologie ont permis d'identifier les principaux facteurs de risque sur lesquels intervenir et ce, très tôt dans la vie d'un enfant. Chercheurs reconnus sur le sujet au Québec, Michel Janosz et Roch Chouinard, respectivement du Département de psychoéducation et de la Faculté de sciences de l'éducation de l'UdeM, prendront part au colloque dont l'objectif est d'entamer une réflexion collective sur le déploiement à large échelle des meilleures pratiques pour soutenir la persévérance scolaire, ainsi que sur les stratégies les plus prometteuses et les écueils à contourner pour y parvenir.

Sécurité alimentaire et sécurité sanitaire des aliments

Le professeur André Ravel, expert de santé publique et d'épidémiologie à la Faculté de médecine vétérinaire de l'UdeM, discutera avec ses vis-à-vis des besoins alimentaires pour la population humaine, qui doubleront d'ici 2050 : c'est le défi de la sécurité alimentaire, c'est-à-dire la nécessité de produire en quantités suffisantes des produits alimentaires d'origine animale et végétale pour satisfaire la population mondiale. Toutefois, les intoxications alimentaires et la transmission d'agents pathogènes par l'alimentation sont encore très fréquentes : c'est le défi de la sécurité sanitaire des aliments. Enfin, 75% des maladies infectieuses humaines sont d'origine animale ; les maladies vectorielles, les maladies bactériennes, virales, fongiques ou parasitaires, émergentes ou ré-émergentes dont certaines à caractère zoonotique sont toujours présentes.

Métissages et colonisation européenne

Les populations des différents continents sont le fruit de processus historiques complexes, qui ont été divers, mais dont plusieurs ont entraîné la modification du peuplement ancien, par immigration et parfois par métissage. Tantôt les mariages entre « indigènes » et les colons, ou leurs descendants, ont été plus fréquents, donnant naissance à des populations métissées. Tel a été le cas au Brésil, au Mexique et dans une certaine mesure en Angola. Tantôt les populations «indigènes» ont vu leur effectif, parfois déjà faible, grandement diminuer et laisser la place à des populations pionnières. Tel a par exemple été le cas en Amérique du Nord. Dans ce cas, il est également intéressant d'observer la manière dont les colons européens, d'origines diverses, se sont métissés entre eux (Nouvelle-Orléans, Canada, mais également Algérie). Le professeur de démographie historique Alain Gagnon participera à dresser l'état de nos connaissances quant à la naissance et au développement de ces nouvelles populations et quant au processus de mélange entre les groupes humains.

Source :
Les 26es Entretiens Jacques-Cartier

Pour information au sujet des professeurs de l'UdeM :
Julie Gazaille
Attachée de presse, Université de Montréal
514 343-6796