Des liens durables unissent Centraide et l'UdeM

  • Forum
  • Le 9 décembre 2013

Les liens qui unissent l'Université de Montréal et Centraide sont à la fois profonds, diversifiés et durables, comme le démontrent ces témoignages d'employés, professeurs et étudiants.

 

Il n'est pas inutile de s'en rappeler, alors que la campagne Centraide-UdeM est dans sa dernière ligne droite.

 

 

Jean-Philippe Fortin, responsable de l'Action humanitaire et communautaire de l'Université de Montréal

Deux fois par mois, de 150 à 200 étudiants viennent chercher un panier débordant de fruits et de légumes frais dans les locaux du service de l'Action humanitaire et communautaire (AHC). Ces paniers sont constitués par le regroupement d'achat Bonne boite bonne bouffe, une initiative appuyée par Centraide. «Ce service vise à rendre les fruits et les légumes frais plus accessibles en les offrant à juste prix aux étudiants», explique Jean-Philippe Fortin, responsable de l'AHC. L'objectif: encourager de saines habitudes alimentaires dans la population étudiante. Ce programme comporte aussi un volet éducatif. Les abonnés reçoivent une infolettre contenant des trucs et des recettes pour cuisiner les aliments contenus dans leur panier. «Plusieurs étudiants partent de loin. Parfois, ils n'ont jamais vu de leur vie un cèleri-rave par exemple. Ils ne savent pas quoi en faire», constate M. Fortin. Pas de discrimination, ce service est également offert aux employés de l'Université.

 

Louise Potvin, titulaire de la Chaire Inégalités de santé et approches communautaires

Titulaire de la Chaire Inégalités de santé et approches communautaires, Louise Potvin travaille sur la concertation dans les quartiers comme moyen de lutter contre les inégalités sociales de santé. L'objet de son étude est l'Initiative montréalaise de soutien au développement social local, un projet soutenu par de nombreux partenaires, dont la Ville de Montréal, la Direction de santé publique de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, la Coalition montréalaise des tables de quartiers et Centraide. Présentement, quatre quartiers de Montréal sont sous la loupe de cette professeure titulaire du Département de médecine sociale et préventive de l'École de santé publique. Sans l'apport de Centraide, ce programme «Initiative montréalaise» n'existerait tout simplement pas.

 

Bilkis Vissandjée, professeure titulaire à la Faculté des sciences infirmières

Depuis 2005, Bilkis Vissandjée, professeure titulaire à la Faculté des sciences infirmières, travaille en étroite collaboration avec la Maison d'Haïti, un organisme communautaire du quartier Saint-Michel qui a comme mission de favoriser l'intégration des familles immigrantes. «Sans son appui, je n'aurais jamais pu réaliser mes projets de recherche sur la prévention de la tuberculose et du diabète de type 2, qui touche une grande proportion d'immigrants», dit la chercheuse. Le soutien de Centraide permet aux employés de cet organisme de consacrer du temps à des projets qui vont au-delà des services directs à la communauté. «Les résultats de ces études améliorent grandement la qualité de nos services et contribuent au maintien de la santé des nouveaux arrivants», déclare Marjorie Villefranche, directrice générale de la Maison d'Haïti.

 

Maude Samson, étudiante de 3e année en sciences de la communication

C'est au cours d'une activité tenue à l'occasion du Carnaval de la Fédération des associations étudiantes du campus de l'UdeM que Maude Samson, 21 ans, a découvert Moisson Montréal. Immédiatement, elle a eu le coup de foudre pour cet organisme, financé par Centraide, en raison de sa mission sociale. L'été dernier, elle est devenue leur première stagiaire en communication. Pendant cette expérience de six semaines, cette étudiante de 3e année en sciences de la communication a vu les retombées de cette banque alimentaire sur la vie de milliers de gens. «J'ai aussi réalisé que Moisson Montréal était une organisation super dynamique, qui fourmille constamment de projets qui dépassent largement la simple distribution de denrées alimentaires. Par exemple, l'organisme essaie d'améliorer son bilan environnemental en réduisant, entre autres, ses émissions de carbone», témoigne l'étudiante. Ce stage très formateur lui a fait, du même coup, prendre conscience que les besoins sont immenses, mais que les moyens sont limités. «Vos dons font vraiment avancer les choses», conclut-elle.

 

Jean-Pierre Lavoie, professeur titulaire à la Faculté de médecine vétérinaire

Professeur depuis plus de 30 ans à la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal, Jean-Pierre Lavoie donne depuis de nombreuses années à Centraide. Chaque semaine, une somme est prélevée sur sa paie et versée à cet organisme philanthropique. Pour lui, ce don est important, car il permet d'apporter une aide transitoire ou plus systématique à des hommes et des femmes dans le besoin. «Nous vivons dans un pays riche. Malgré tout, les besoins sont immenses. Beaucoup de gens vivent dans la pauvreté ou la détresse. Ma famille et moi, nous nous considérons comme privilégiés d'être en mesure d'aider plutôt que d'être aidés», dit ce professeur, qui fait entre autres des recherches sur l'asthme chez les humains en prenant comme modèle les chevaux.

 

Josée Tessier, technicienne en administration à l'IRSPUM

Depuis près de 30 ans, Josée Tessier fait des dons à Centraide. Elle s'est toujours dit: «J'investis dans mon avenir, car, peut-être qu'un jour, c'est moi qui aurai besoin d'aide.» Ironiquement, elle avait vu juste. Aujourd'hui, Mme Tessier, mère d'une fille trisomique, profite des services de l'Association de Montréal pour la déficience intellectuelle (AMDI). Cet organisme, financé par Centraide, apporte notamment du soutien aux familles avec des enfants ayant une déficience intellectuelle. Cours de cuisine, cafés-causeries et camps de vacances: une multitude d'activités sont organisées pour donner un répit aux parents et briser l'isolement des personnes en situation de handicap. «Tous les étés, ma fille s'inscrit au camp de vacances de l'AMDI et elle adore ça», affirme Mme Tessier. Fondée en 1935, l'AMDI est la plus ancienne association du genre du Canada.

Simon Diotte
Collaboration spéciale