Le gouvernement du Québec se joint à l'UdeM pour inaugurer l'École de santé publique

De gauche à droite : Pierre Fournier, Pierre Duchesne, Guy Breton et Jean-François LiséeL'École de santé publique de l'Université de Montréal (ESPUM) a été inaugurée ce matin en présence du ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, Pierre Duchesne, et du ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur et ministre responsable de la région de Montréal, Jean-François Lisée, du recteur Guy Breton et du doyen de l'ESPUM, Pierre Fournier.

 

Plusieurs professeurs, chercheurs, étudiants et partenaires de l'École étaient également présents pour souligner la création de la seule faculté de santé publique au Québec et la troisième au Canada.

« L'Université de Montréal participe à la formation des professionnels en santé publique et au développement des connaissances en cette matière depuis plus de 60 ans. Avec plus de 225 professeurs et chercheurs, 630 étudiants à la maîtrise et au doctorat, de même que de nombreux partenaires majeurs dans le domaine de la santé publique, l'École de santé publique de l'Université de Montréal a tout en mains pour s'imposer en tant que véritable pôle d'excellence dans ce domaine », a déclaré le ministre Pierre Duchesne.

Créée en juin 2013, l'ESPUM offre de nombreux programmes d'enseignement agréés par des organismes nord-américains comme la Commission on Accreditation of Healthcare Management Education (CAHME) et le Council on Education for Public Health (CEPH). Notons par ailleurs qu'elle regroupe l'Unité de santé internationale (USI), qui contribue au développement de la santé des populations dans les pays en développement, et l'Institut de recherche en santé publique de l'Université de Montréal (IRSPUM).

« L'École de santé publique de l'Université de Montréal est non seulement la plus grande concentration de chercheurs et d'experts en santé publique au Canada, elle est aussi le plus grand pôle d'excellence francophone en santé publique au monde. C'est donc à la fois une grande fierté pour les Montréalais et pour l'ensemble des Québécois de voir se créer une telle école ici », a pour sa part ajouté le ministre Lisée.

« Cette École de santé publique, la première au Québec, contribuera certainement de façon remarquable à l'avancement des connaissances dans un secteur clé du domaine de la santé. L'inauguration d'aujourd'hui témoigne de notre volonté commune d'améliorer la santé des populations, de mieux gérer les risques pour la santé, de perfectionner le système de soins et de réduire les inégalités sociales », a tenu à faire savoir le ministre de la Santé et des Services sociaux et ministre responsable des Aînés, le docteur Réjean Hébert.

Aide financière pour une étude de faisabilité

Le ministre Duchesne a profité de l'occasion pour annoncer que le gouvernement du Québec octroie une aide financière de 1,865 million de dollars pour permettre la réalisation d'une étude de faisabilité en vue de la construction d'un édifice propre à l'ESPUM.

Une fois cette étude complétée, le gouvernement du Québec et l'Université de Montréal envisagent d'ériger un bâtiment de 18 000 m².

« Pour que nos chercheurs continuent à se démarquer à l'international, nous devons augmenter le partage de connaissances afin de créer une synergie propice au dépassement et à l'innovation. La construction d'un bâtiment pour abriter l'ESPUM est directement en lien avec cette vision de collaboration exposée dans la Politique nationale de la recherche et de l'innovation que j'ai récemment dévoilée. En réunissant physiquement les chercheurs et les étudiants, ce projet favorise la collaboration et l'excellence », a déclaré le ministre Duchesne.

« Le moment est historique pour l'Université de Montréal et je remercie le gouvernement du Québec de s'y associer, a conclu le recteur de l'Université de Montréal, le Dr Guy Breton. Le secteur de la santé publique est en plein essor et nos chercheurs y contribuent puissamment tout en formant la relève du Québec et de toute la Francophonie. La création d'une faculté dédiée spécifiquement à la santé publique donnera un nouveau souffle à ce domaine d'expertise au bénéfice de tous les Québécois. »