Justice du 21e siècle: un professeur de l'UdeM participe à la réflexion du gouvernement français

Les 10 et 11 janvier se réunissaient à Paris tous les acteurs de la vie judiciaire française : magistrats, fonctionnaires, avocats et professionnels juridiques, partenaires institutionnels et associatifs de la justice, représentants des usagers ainsi que des membres des milieux universitaires et de la recherche, les autorités politiques et administratives et l'ensemble de la société civile. Le professeur de droit Karim Benyekhlef, directeur du Laboratoire de cyberjustice de l'Université de Montréal, fera partie des intervenants du colloque.

 

Acceptant l'invitation du ministère de la Justice, le professeur Benyekhlef ira présenter les travaux de recherche et de développement logiciel du Laboratoire de cyberjustice de l'UdeM, le vendredi 10 janvier à 14 h (heure de Paris) dans le cadre de l'atelier n°3 portant sur le thème  «Régler ses conflits sans le juge ? »

Le Colloque présentera le fruit des consultations lancées par Madame Christine Taubira, garde des Sceaux et ministre de la Justice, visant à placer le citoyen au cœur des réformes de la justice. Ce colloque exceptionnel, qui sera ouvert par une allocution du premier ministre de la France, Monsieur Jean-Marc Ayrault, permettra de rendre compte des conclusions de quatre groupes de travail réunissant praticiens de la justice et d'organisations professionnelles mis en place depuis 2012 sur les thèmes suivants : l'office du juge au XXe siècle ; les magistrats du XXIe siècle ; les juridictions du XXIe siècle ; la modernisation du ministère public.

Le professeur Benyekhlef décrira en particulier l'expérience développée par son équipe en Amérique du Nord à propos de la médiation en ligne ou de l'arbitrage en ligne. L'accent sera mis sur la présentation de la plateforme PARLe, outil en ligne de négociation et de médiation, à la disposition des justiciables afin de les accompagner dans le règlement de leurs conflits de basse intensité, par exemple leurs conflits de consommation ou ceux de troubles de voisinages. PARLe permet aux permettant aux citoyens d'être davantage acteurs de leurs parcours judiciaires et s'intègre donc parfaitement dans la mission d'amélioration de l'accès à la justice en mettant au service de celui-ci les technologies de l'information utilisées par le Laboratoire.

Voir la vidéo de présentation de PARLe

Plus généralement le Laboratoire de cyberjustice, dont les travaux sont en partie financés par le Conseil de recherche en sciences humaines, vise à développer une nouvelle génération d'outils logiciels ouverts et interopérables, pouvant s'adapter aux différents modes de résolution de conflits, tant judiciaires qu'extrajudiciaires, que ceux présentant des contraintes socioculturelles. C'est en mariant la complexité technologique et les enjeux juridiques que l'équipe de recherche multidisciplinaire et internationale propose ses réalisations au profit de l'appareil judiciaire.

Pour plus d'information :

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Relations avec les médias :
Valentin Callipel

Chargé de mission du Laboratoire de cyberjustice
Faculté de droit, Université de Montréal
Tél. : 514 343-6111, poste 2550