Une découverte de l'UdeM au palmarès de «Québec Science»

  • Forum
  • Le 13 janvier 2014

L'Université de Montréal figure, cette année encore, dans le palmarès des 10 découvertes de l'année du magazine Québec Science.

 

Le jury, composé de journalistes et de scientifiques, a en effet retenu les travaux du professeur Florin Amzica sur la mise au jour d'une nouvelle forme de coma profond (article publié dans Forum).

Le professeur de la Faculté de médecine dentaire de l'UdeM et directeur du Laboratoire de neurophysiologie du sommeil et des états de conscience altérés s'est déclaré «très heureux d'apprendre que mes résultats ont suscité autant d'intérêt et ont été considérés dignes d'un tel honneur».

L'étude dirigée par Florin Amzica et publiée en septembre 2013 dans la revue PLOS ONE laisse entrevoir la découverte d'un «coma thérapeutique».

Selon les données scientifiques existantes, les médecins et chercheurs pensaient qu'il n'y avait plus d'activité cérébrale au-delà de l'encéphalogramme plat (ou flat line). Or, l'équipe du professeur Amzica en a détecté une, ce qui ferait apparaitre une toute nouvelle frontière dans le cerveau. Les ondes ainsi révélées ont été baptisées «complexes nu» (de la lettre grecque ?).

L'existence de cet état comateux très profond irait de pair avec de nouvelles voies thérapeutiques. Provoquer des «complexes nu» pourrait en effet s'avérer plus protecteur que le coma artificiel dans lequel sont habituellement plongés des patients victimes d'un traumatisme grave.

Florin AmzicaÉtendre nos connaissances sur le fonctionnement du cerveau

Cette découverte permet d'accroitre nos connaissances sur le cerveau et prouve notamment qu'il est capable de survivre à un stade extrêmement profond de coma si l'intégrité des structures nerveuses est préservée.

Le professeur Amzica est «persuadé que cette recherche a un avenir prometteur et qu'elle nous aidera à mieux comprendre le fonctionnement du cerveau. Il n'est pas question seulement des possibilités pour un cerveau comateux d'aller au-delà des limites connues jusqu'ici, ou d'une réévaluation des critères nécessaires au prélèvement d'organes, mais surtout d'une vue plus complète de l'ensemble de la fonction cérébrale.»

Le public est invité à désigner la découverte numéro un de l'année sur le site Web de Québec Science.