Un groupe d'étude sur la diversité culturelle obtient trois millions d'euros

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  • Le 20 janvier 2014

  • Mathieu-Robert Sauvé

Barbara Thériault et Laurence McFallsSarah Larsen-Vefring mène actuellement des études doctorales à l'Université de Trèves, en Allemagne, sur la diversité culturelle dans l'œuvre théâtrale de Robert Lepage.

 

Elle est l'une des 10 doctorantes allemandes de l'International Research Training Group, volet «Diversity», qui a vu le jour officiellement en avril dernier et qui regroupe également 10 étudiants de l'Université de Montréal.

«Le groupe a obtenu un financement de près de trois millions d'euros sur trois ans du gouvernement allemand, relate Barbara Thériault, professeure au Département de sociologie et directrice du Centre canadien d'études allemandes et européennes. Ce budget nous permet d'offrir des bourses aux étudiants et de payer des déplacements entre le Canada et l'Allemagne.»

C'est Laurence McFalls, professeur au Département de science politique de l'UdeM, qui a pris l'initiative de la création de ce centre trilingue, unique en son genre au Canada. Dès 2007, il a établi des contacts avec divers partenaires allemands et c'est l'Université de Trèves, dans l'ouest du pays, qui a signé les ententes et obtenu le financement du DFG, l'équivalent de notre Conseil de recherches en sciences humaines. Rosa Lehmkuhl, professeure d'histoire à l'Université de Trèves, a coordonné le projet du côté allemand.

Le centre propose un programme novateur de recherche «dans les champs contestés de la diversité, du multiculturalisme et du transnationalisme», dit le site Web. Déjà, des rencontres ont eu lieu afin de réunir les chercheurs pour leur permettre de discuter de l'avancement de leurs travaux. «Tous les pays doivent négocier la différence culturelle et plusieurs études doctorales se penchent sur cette question. En regroupant des chercheurs ayant ces sujets en commun, nous pensons pouvoir stimuler les travaux de collaboration internationale», mentionne Mme Thériault, qui a elle-même fait son doctorat sur Max Weber dans une université allemande en 2001.

Activités liées à l'internationalisation

Ce projet a pu compter sur le financement de la Direction des relations internationales (DRI), qui propose depuis 2006 un programme pour les «activités liées à l'internationalisation de l'Université». «Le but est de soutenir les initiatives d'enseignement et de recherche qui ont une composante internationale, explique le directeur de l'unité, Yves Guay. Cette année, nous finançons une centaine de projets.»

Mathieu-Robert Sauvé