Germain Carreau

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  • Le 27 janvier 2014

Germain Carreau (Photo: Claude Lacasse)Le 3 novembre dernier s'éteignait à l'hôpital de Sherbrooke Germain Carreau, qui fut directeur du Bureau de recherche institutionnelle (BRI) de l'Université de Montréal de 1989 à 2004.

 

Les anciens numéros de Forum mentionnent ses travaux à l'Université. En janvier 2000, on soulignait les 25 ans du BRI, qu'on présentait comme une sorte de Statistique Canada, version UdeM, et l'on dressait une courte biographie de son directeur. Sur le site happyones.com/montreal, on le voit au sein d'un groupe qui avait Hubert Reeves comme professeur et comptait parmi ses membres Jacques L'Écuyer et Nicholas DeTacaksy, deux personnes qui ont influé sur la gestion de l'enseignement supérieur au Québec.

Puis, après sa retraite, on écrivait dans le numéro du 19 septembre 2005 de Forum, que, « si l'Université bénéficie aujourd'hui d'une expertise exceptionnelle en recherche institutionnelle, c'est en grande partie grâce à lui ».

En plus de son activité à l'Université de Montréal, Germain Carreau a joué un rôle notable dans l'ensemble du système d'enseignement supérieur, que ce soit comme collaborateur aux travaux qui ont mené au rapport Archambault sur la tâche professorale en 1989 ou, au cours des années 2002 à 2005, à ceux qui ont conduit à la grille de pondération qui est présentement une composante de la formule de financement des universités du Québec. Un rapport qu'il a préparé en 2010 dans le cadre des activités du CIRANO, avec Michel Trahan, parti lui aussi trop tôt, s'inscrit d'ailleurs dans la suite de ces derniers travaux.

M. Carreau faisait également partie du groupe de travail de la défunte CREPUQ lors des travaux communs avec le ministère, en 2002, sur la comparaison des ressources entre les universités québécoises et les universités des autres provinces canadiennes.

À la fin de l'été dernier, les responsables du chantier en cours sur le financement des universités lui ont demandé conseil. Il a préféré reporter sa contribution à plus tard, en espérant se remettre sur pied. Germain aimait travailler avec un chiffrier, jouer au tennis, savourer un dry martini, converser et rire avec sa famille et ses amis. J'ai eu le privilège d'être un de ceux-là.

Guy Girard,
ancien employé de la CREPUQ