L'UdeM se démarque au concours du Fonds de partenariat pour un Québec innovant et en santé

Le ministère des Finances et de l'Économie a accordé des subventions totalisant 42 millions de dollars à trois équipes de chercheurs de l'Université de Montréal (UdeM) dans le cadre du Fonds de partenariat pour un Québec innovant et en santé. 

Les projets portent sur la médecine personnalisée et la découverte de médicaments en collaboration avec l'industrie.

Dans le cadre du nouveau programme, une équipe menée par le Dr Michel Bouvier de l'Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC) de l'UdeM touchera 13,9 millions de dollars pour entreprendre le projet de développement de nouveaux médicaments en collaboration avec des entreprises pharmaceutiques. D'autre part, une subvention de 18,9 millions de dollars est versée à une équipe dirigée par le Dr Jean-Claude Tardif, directeur du Centre de recherche de l'Institut de Cardiologie, pour un projet de pharmacogénomique. Et enfin, une équipe dirigée par le Dr Pavel Hamet, au Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal, a reçu pour sa part 9,2 millions de dollars pour lancer OPTITHERA, le premier programme personnalisé de pharmacothérapie à grande échelle pour les patients en soins de première ligne.

Le ministre des Finances et de l'Économie, Nicolas Marceau, a annoncé la subvention au Centre des sciences de Montréal lors d'un Symposium international génomique et prévention en santé personnalisée.

« Nos chercheurs sont à l'avant-garde de la recherche dans les domaines de pointe que sont la pharmacogénomique et la médecine personnalisée, souligne le Dr Guy Breton, recteur de l'Université de Montréal. Ils ont également mis en place des façons de collaborer avec l'industrie qui permettent d'accélérer la découverte de médicaments qui seront rendus disponibles aux patients. Les subventions accordées aujourd'hui par le gouvernement du Québec reconnaissent l'excellence de ces équipes de chercheurs du réseau de l'Université de Montréal et leur permettront de poursuivre leurs travaux au bénéfice des patients. »

Développement de nouveaux médicaments

L'IRIC investira sur une période de quatre ans les 13,9 millions de dollars qui lui sont accordés pour entreprendre une série de projets en collaboration avec l'industrie dans le but de découvrir de nouveaux médicaments contre le cancer. Les projets seront orchestrés par IRICoR, une société de valorisation de la recherche de l'Université de Montréal.

« Cette excellente nouvelle confirme, une fois de plus, la vision de l'IRIC et la pertinence de notre modèle de développement de médicaments, affirme le Dr Guy Sauvageau, chef de la direction et chercheur principal à l'IRIC et professeur au Département de médecine de l'Université de Montréal. C'est également une reconnaissance des résultats issus de découvertes, de technologies et du savoir-faire de pointe des chercheurs de notre institut »,

« L'approche innovante d'IRICoR auprès de nos partenaires issus du milieu biopharmaceutique démontre que la complémentarité des expertises pour la découverte de médicaments est en voie de permettre l'accélération de retours socio-économiques importants pour le Québec », ajoute Michel Bouvier, président et directeur général de l'IRICoR et chercheur principal à l'IRIC, et professeur au Département de biochimie de l'Université de Montréal.

Médecine personnalisée

L'équipe du Dr Pavel Hamet au Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal travaillera avec des patients atteints de maladies cardiovasculaires qui doivent souvent prendre plusieurs médicaments différents. Une telle médication multiple comporte des risques : on estime que des milliers de décès par année pourraient être attribuables à des interactions entre médicaments et à une mauvaise prise de médicaments. Certains de ces risques ont une composante génétique. Les chercheurs développeront deux outils en pharmacogénomique qui permettront aux cliniciens d'analyser le code génétique du patient afin d'évaluer les risques liés à un médicament individuel ou à une combinaison de médicaments.

Enfin, à l'Institut de Cardiologie de Montréal, le projet #ARTERIA du Dr Jean-Claude Tardif permettra l'implantation clinique de tests diagnostiques, dont un sur la toxicité musculaire des statines, un biomarqueur génétique identifiant le sous-groupe de patients répondant favorablement à une thérapie ciblant le HDL-C, un biomarqueur plasmatique prédisant la réponse favorable à un anti-inflammatoire vasculaire; il déterminera si un anti- inflammatoire systémique peu coûteux (colchicine) produit des effets vasculaires mesurables et cliniques favorables chez des patients porteurs de vasculopathie et bien d'autres.

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