7,6 M$ accordés à des chercheurs canadiens en santé respiratoire

La Dre Francine M. Ducharme dirigera l’un des sept programmes Un nouveau réseau consacré aux applications cliniques de la recherche en santé respiratoire a été annoncé aujourd'hui à Ottawa, en même temps qu'un financement de 7,6 millions de dollars.

 

Le Réseau canadien de recherche en santé respiratoire recevra une subvention de 4,35 millions de dollars des Instituts de recherche en santé du Canada, en plus d'un financement de 3,203 millions de dollars provenant d'organisations non gouvernementales, a annoncé la ministre de la Santé du Canada, Rona Ambrose. Les maladies pulmonaires chroniques, comme la maladie pulmonaire obstructive  chronique et l'asthme, touchent près de 15 % de la population du Canada. Elles représentent un fardeau énorme, autant pour la santé des personnes atteintes que pour notre système de santé. Par un travail de collaboration, le Réseau canadien de recherche en santé respiratoire cherchera des solutions pour améliorer le diagnostic, le traitement et la prévention des maladies pulmonaires chroniques au Canada.

Quatre chercheuses affiliées avec l'Université de Montréal seront étroitement impliquées dans le réseau. Ce sont les Dres Lucie Blais et Francine M. Ducharme, qui étudieront l'incidence du contrôle de l'asthme pendant la grossesses et la petite enfance sur l'évolution de la maladie jusqu'à l'âge adulte, ainsi que de la Dre Anne-Monique Nuyt, dont les études sur le devenir à long terme des nouveau-nés prématurés souffrant d'une maladie chronique (particulièrement pulmonaire) bénéficieront du réseau national et de ses plateformes de recherche très performantes, tout comme ceux de la Dre Catherine Lemière, qui étudie le devenir des  jeunes adultes atteints de maladies pulmonaires. Elles sont toutes professeures et médecins.

La Dre Ducharme, de l'Université de Montréal et du CHU Sainte-Justine, siège au comité directeur du Réseau et dirigera l'un de ses sept programmes. Elle explique : « Notre but est de traduire les résultats des recherches en information et outils que les cliniciens pourront utiliser rapidement pour améliorer la santé de leurs patients. L'un de nos objectifs principaux sera de développer, de valider et d'appliquer des interventions qui changeront fondamentalement un élément clé de la pratique médicale. Par exemple, notre programme recevra 400 000 dollars pour un projet pédiatrique visant à étudier des facteurs modifiables présents lors de la grossesse et dans les six premières années de vie des 'enfants asthmatiques, qui, s'ils sont modifiés, pourraient favoriser la rémission de l'asthme à l'âge scolaire ou à l'adolescence ou encore la prévention de la récurrence de l'asthme et d'une atteinte plus sévère à l'âge adulte. Grâce à une collaboration avec les agences de santé de quatre provinces canadiennes, nos recherches et la subvention devraient aboutir directement à une amélioration des soins des patients tant au niveau du clinicien qu'au niveau gouvernemental. L'argent investi dans cette recherche cible directement l'amélioration de la qualité de vie des tout-petits touchés par l'asthme précoce ». La ministre Ambrose déclare : « Trouver des moyens innovateurs d'améliorer les soins offerts aux Canadiens est important pour notre gouvernement. Les réseaux émergents permettront de mettre en application les résultats de la recherche pour aider les Canadiens. Ce partenariat entre le gouvernement, les établissements universitaires, les organismes de bienfaisance dans le domaine de la santé et l'industrie démontre parfaitement comment nous pouvons mettre à profit les partenariats et mobiliser le milieu de la recherche au Canada pour le bien de tous les Canadiens. »

Le Réseau canadien de recherche en santé respiratoire est l'un des trois réseaux annoncés aujourd'hui : les deux autres sont le Réseau canadien de recherche en prévention des AVC et le Réseau canadien de recherche en santé vasculaire. La portion non gouvernementale de la subvention qui sera remise au Réseau canadien de recherche en santé respiratoire est composée de contributions de l'Association pulmonaire du Canada, de Boehringer Ingelheim (Canada) Ltée, d'AstraZeneca, de GSK, de Novartis Pharma Canada inc. et de la British Columbia Lung Association. « L'annonce d'aujourd'hui  est une reconnaissance de la qualité et du leadership de la communauté élargie des chercheurs affiliés à l'Université de Montréal. Nous sommes fiers de nos chercheurs, qui ont su s'attirer le soutien de leurs pairs, du gouvernement et du secteur privé », affirme Geneviève Tanguay, vice-rectrice à la recherche, à la création et à l'innovation de l'Université de Montréal. « La création de ce réseau témoigne de l'influence de nos chercheurs en santé de l'enfant, et de leur compétence incontestable », ajoute professeur Daniel Sinnett, directeur exécutif à la recherche au CHU Sainte-Justine. « C'est un exemple parfait du type de collaboration en recherche en transfert des connaissances qui est si chère au CHU Sainte-Justine, par laquelle nous cherchons à trouver des solutions cliniques pour prévenir, traiter et guérir la maladie. »

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