Le doctorat en médecine vétérinaire prend le virage des compétences

  • Forum
  • Le 24 février 2014

  • Mathieu-Robert Sauvé

Les futurs vétérinaires bénéficieront de l'approche par compétences, qui permettra notasmment un accroissement de la formation pratique (image : Marco Langlois).Le doctorat en médecine vétérinaire sera modifié en fonction de l'approche par compétences.

 

Ces modifications ont pour objet de « répondre aux exigences liées à l'agrément et à l'assurance de qualité du programme », peut-on lire dans le document de présentation déposé à la dernière réunion de la Commission des études de l'Université de Montréal, le 18 février.

Règles et principes ont été précisés selon l'approche par compétences. On a intégré dans le nouveau programme des notions relatives aux normes de succès et de progression dans les études, des comités d'évaluation des compétences seront mis sur pied et cinq cours sur le développement des compétences vétérinaires seront créés.

« Plusieurs chantiers de réformes de programmes ont vu le jour dans les dernières années au sein de facultés vétérinaires canadiennes, européennes, américaines et australiennes afin de mieux préparer la future génération de vétérinaires aux exigences de la profession. À l'évidence, nous devons nous ajuster si nous voulons conserver la reconnaissance de notre haut niveau de qualité dans la formation des médecins vétérinaires », indique le document soumis aux membres de la Commission.

Les responsables ajoutent que l'approche par compétences a été introduite dans le système scolaire québécois dès 1999 au primaire, 2005 au secondaire et 2010 au collégial. L'intégration à l'échelon universitaire est donc un continuum logique pour les étudiants d'ici. D'ailleurs, les modifications ont été proposées à la suite d'une consultation auprès de diplômés de la Faculté de médecine vétérinaire. Cette consultation a permis, notamment, de cerner des lacunes dans le domaine de la communication avec les clients et dans la gestion des ressources financières. Les anciens ont aussi mentionné l'excès de théorie au regard des besoins pratiques de la profession.

Réformes en enseignement

Du côté de la Faculté des sciences de l'éducation, les programmes de baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement primaire, enseignement de l'éducation physique et à la santé, enseignement en adaptation scolaire et enseignement du français langue seconde seront modifiés à la lumière des recommandations du Comité d'agrément des programmes de formation en enseignement, qui a rendu son rapport à l'automne 2011.

La faculté s'est inspirée des résultats d'une consultation menée parmi l'équipe facultaire, les étudiants, les diplômés et les employeurs. Il y aura création d'activités d'intégration et de stages et ajouts et remplacements de cours. Des changements structurels aux programmes ont été proposés et adoptés sans opposition par la Commission des études.

Pascale Lefrançois, vice-doyenne à la Faculté des sciences de l'éducation, a souligné que la formation à la recherche se terminera par un grand colloque où les étudiants pourront rendre publiques leurs réalisations. « Nous sommes une université de recherche et nous en sommes fiers. Il faut mettre en valeur ce que nous faisons en sciences de l'éducation et cela alimente notre réflexion pédagogique », a-t-elle dit. La doyenne Louise Poirier a offert ses félicitations à Mme Lefrançois, qui a travaillé pendant deux ans à cette réforme avec plusieurs collaborateurs.

Du service au travail social

Le programme de baccalauréat en service social deviendra un baccalauréat spécialisé en travail social et offrira aux étudiants la possibilité de suivre un parcours international. Ces changements ont été apportés en fonction de ceux contenus dans la loi 21, qui modifie le Code des professions dans le domaine de la santé mentale et des relations humaines. Cette loi a eu une incidence directe sur l'exercice de la profession, a déclaré le vice-recteur adjoint aux études de premier cycle, Jean-Pierre Blondin. Le programme de certificat en action communautaire sera également revu.

De son côté, l'École de santé publique ajoutera l'option Analyse et management des systèmes de santé à son diplôme d'études professionnelles approfondies en santé publique. Destiné aux cliniciens, gestionnaires et analystes du système de santé, le programme répond à une demande de formation avancée et concentrée formulée par les étudiants potentiels. Le tout devrait pouvoir être offert d'ici un an.

Le baccalauréat en psychoéducation sera révisé au terme d'une réflexion qui a été entamée en 2010. Des cours seront abolis et d'autres créés. Il y aura des modifications d'ordre administratif, entre autres dans le libellé des cours et dans les préalables.

À Polytechnique Montréal, on annonce l'implantation de trois microprogrammes en gestion de projets d'ingénierie civile. Ils porteront sur la planification et l'élaboration d'un projet, les fondements juridiques et les négociations en ingénierie civile ainsi que la maîtrise du déroulement d'un projet

Enfin, l'école de génie et HEC Montréal offriront conjointement, l'automne prochain, le microprogramme Innovation technologique et commercialisation.

Mathieu-Robert Sauvé