Un nouvel agrément pour l'Institut de réadaptation Gingras-Lindsay-de-Montréal

  • Forum
  • Le 24 mars 2014

  • Mathieu-Robert Sauvé

Isabelle est physiothérapeute à l’IRGLM et Daniel a relevé le dur défi de la réadaptation. Cette image fait partie d’une brochette de photos et de vidéos qu’on trouve sur le site Web de l’établissement. (Photo: Nancy Dubé, IRGLM)L'Institut de réadaptation Gingras-Lindsay-de-Montréal (IRGLM), affilié à l'Université de Montréal et membre du Centre de recherche interdisciplinaire en réadaptation du Montréal métropolitain, a reçu en février dernier le renouvellement de son agrément avec la mention Honneur.

 

Isabelle est physiothérapeute à l’IRGLM et Daniel a relevé le dur défi de la réadaptation. Cette image fait partie d’une brochette de photos et de vidéos qu’on trouve sur le site Web de l’établissement. (Photo: Nancy Dubé, IRGLM)L'Institut de réadaptation Gingras-Lindsay-de-Montréal (IRGLM), affilié à l'Université de Montréal et membre du Centre de recherche interdisciplinaire en réadaptation du Montréal métropolitain, a reçu en février dernier le renouvellement de son agrément avec la mention Honneur.

« C'est pour nous une reconnaissance prestigieuse du travail accompli par notre équipe dans un contexte exigeant », commente son directeur général, Jean-Philippe Cotton, entré en poste en 2011, trois ans après la fusion de l'Institut de réadaptation de Montréal et de l'Hôpital de réadaptation Lindsay.

M. Cotton souligne que cette mention honorable est la plus haute accordée par Agrément Canada à la suite de l'examen exhaustif d'un établissement de santé et de services sociaux. Le rapport de 80 pages mentionne en effet que l'IRGLM a obtenu « un résultat d'excellence à plus de 95 % des 770 critères de normes de qualité évalués sur les pratiques et façons de faire ».

Par exemple, on signale la qualité de l'encadrement clinique, les pratiques interdisciplinaires, le respect des normes en matière de radiologie et de stérilisation, l'accessibilité aux services, la « considération remarquable envers les clients et leur participation aux soins » et les mesures prises pour prévenir la violence. L'organisme évoque aussi la campagne de promotion de la réadaptation qu'on peut voir sur le site Web de l'Institut.

Dans le cadre de cette campagne, des employés et des patients se sont prêtés à des séances de photo et de vidéo très originales où ils dévoilent leurs passions personnelles ou professionnelles. Ainsi, Marianne, Vicky et Josée sont présentées comme trois superhéroïnes en tenue de combat; elles sont respectivement ergothérapeute, cliente et travailleuse sociale à l'Institut. Frédéric, le mécanicien en orthèse et prothèse, y révèle ses loisirs (le paintball, le vélo tout terrain et la planche à neige) et son péché mignon : une sangria sur une terrasse. L'animatrice de télévision Pénélope McQuade y figure comme cliente.

M. Cotton insiste pour dire que les succès de l’Institut sont les fruits d’un effort collectif.

Fusion

L'agrément confirme la réussite de la fusion, en 2008, de deux établissements aux missions similaires mais aux cultures différentes. En effet, l'Institut de réadaptation de Montréal, fondé par Gustave Gingras en 1949, était de tradition francophone, tandis que l'Hôpital de réadaptation Lindsay, ouvert en 1914 par la Loyola Convalescent Home, servait plutôt la communauté anglophone. Centre spécialisé en réadaptation fonctionnelle intensive des adultes avec une déficience physique motrice, l'IRGLM compte aujourd'hui 176 lits pour la réadaptation fonctionnelle intensive. Il est reconnu pour son expertise en réadaptation auprès des blessés médullaires et des amputés, ainsi que des victimes de blessures orthopédiques graves, de traumatismes crâniens et d'accidents vasculaires cérébraux.

L'établissement fusionné emploie 737 personnes et 41 médecins (omnipraticiens, physiatres et spécialistes) et gère un budget annuel de 37 M$. Près de 200 bénévoles y donnent de leur temps. L'IRGLM assure également certains services externes. Son objectif est d'« aider la clientèle adulte ayant une ou plusieurs déficiences physiques temporaires ou permanentes (à la suite d'une maladie, d'un traumatisme, etc.) à retrouver son autonomie afin de permettre son retour à domicile ».

Son affiliation universitaire fait qu'on y accueille chaque année plus de 700 étudiants – futurs médecins, infirmières, ergothérapeutes, physiothérapeutes et autres professionnels de la santé. On y mène des recherches pour « développer les connaissances, améliorer les approches dans le domaine de la réadaptation et ainsi procurer davantage d'autonomie aux personnes atteintes d'une déficience physique », peut-on lire sur le site de l'Institut.

Une transition en douceur

Le rapport d'Agrément Canada indique que la direction a su opérer la transition administrative sans nuire à l'excellence des soins, à l'expertise de l'organisation ni au rayonnement de l'établissement. C'est d'autant plus méritoire que les administrateurs ont dû composer avec des compressions de l'ordre de 10 %, soit près de quatre millions de dollars. « Même si l'on a dû abolir certains postes, on a cherché à optimiser l'utilisation de nos ressources et à donner la priorité aux soins aux usagers », précise le directeur.

Le rapport lance des fleurs aux gestionnaires. « La direction compte plusieurs cadres supérieurs qui en sont à leur première expérience et souvent avec des responsabilités nouvelles, apprend-on. L'équipe est dynamique et elle fait preuve d'une grande collégialité. La direction est soucieuse du développement de l'équipe des gestionnaires avec un plan de gestion des talents qui mérite d'être souligné. »

M. Cotton s'engage à s'inspirer de ce rapport d'agrément pour orienter les priorités stratégiques de l'Institut au cours des prochaines années. Il travaille sur un projet susceptible de mener à une fusion avec le Centre de réadaptation Lucie-Bruneau, reconnu pour l'excellence de son travail. « Les équipes de l'IRGLM peuvent être fières de cet accomplissement collectif qui hisse indéniablement l'Institut au rang de leader mobilisateur au chapitre de l'excellence, de la performance organisationnelle, du partage des connaissances, du rayonnement et du partenariat », affirme-t-il.

Mathieu-Robert Sauvé

 

Institut de réadaptation Gingras-Lindsay-de-Montréal (IRGLM)