Le «doctorat en pharmacie par association» verra le jour

  • Forum
  • Le 31 mars 2014

  • Mathieu-Robert Sauvé

Le Département de psychologie propose la création d’un microprogramme en neuropsychologie clinique.La Faculté de pharmacie de l'Université de Montréal offrira, en collaboration avec l'Université Laval, une formation qui permettra aux pharmaciens du Québec titulaires d'un baccalauréat d'obtenir le titre de docteur en pharmacie (Pharm. D.).

Un nouveau certificat de deuxième cycle en pratique pharmaceutique de première ligne sera créé ainsi qu'un diplôme de « doctorat de premier cycle en pharmacie par association ». Ainsi en ont décidé les membres de la Commission des études à leur réunion du 25 mars.

Pour faire suite à une demande du gouvernement québécois, les deux seules universités du Québec à proposer une formation complète en pharmacie désirent que ce certificat, jumelé au diplôme de baccalauréat, permette aux pharmaciens en exercice de recevoir un titre équivalant à celui des finissants actuels. En 2007, l'UdeM a converti son programme de baccalauréat donnant accès à la profession en doctorat de premier cycle d'une durée de quatre ans. À l'Université Laval, la conversion s'est effectuée en 2011.

Les étudiants qui s'inscriront au nouveau programme ne gagneront pas un meilleur salaire, mais ils auront accès à une mise à niveau rigoureuse des connaissances et compétences. La clientèle des pharmaciens en exercice est évaluée à quelque 8000 professionnels, estime le doyen de la faculté, Pierre Moreau. Le doyen a tenu à rendre hommage à son équipe qui a réalisé ce programme interuniversitaire en collaboration avec l'Université Laval.

Neuropsychologie clinique

De son côté, le Département de psychologie a proposé la création d'un microprogramme en neuropsychologie clinique. Le vice-recteur adjoint aux études supérieures et doyen de la Faculté des études supérieures et postdoctorales, Roch Chouinard, a présenté le projet. « À la suite de la mise en place d'une attestation de la pratique de la neuropsychologie clinique, l'Ordre des psychologues du Québec a délivré cette attestation à ses membres possédant une formation doctorale en neuropsychologie clinique, incluant les formations universitaires de deuxième cycle (maîtrise professionnelle) en neuropsychologie clinique reçues avant 2006. Par contre, plusieurs membres de l'Ordre titulaires d'un doctorat en psychologie : recherche et intervention en neuropsychologie clinique n'ont pas reçu cette attestation, qui sera désormais nécessaire pour exercer la neuropsychologie. Ce microprogramme vient remédier à la situation et les étudiants auront à satisfaire à certaines exigences établies par l'Ordre qui mènent à l'attestation. »

Le microprogramme sera offert l'automne prochain. Des psychologues en exercice avaient fait connaître leur intérêt pour une formation sur mesure de ce type.

À la Faculté des sciences de l'éducation, on procédera à d'importantes modifications aux programmes de premier cycle afin de suivre les recommandations du Comité d'agrément des programmes de formation à l'enseignement. Les programmes de baccalauréat en enseignement au secondaire (éthique et culture religieuse, sciences et technologies, mathématiques, français et univers social) seront modifiés. Des activités d'intégration, notamment, seront ajoutées aux banques de cours.

« Une seule santé »

Il y aura création de l'option Une seule santé à la maîtrise en santé publique. Cette option résulte d'un partenariat entre la Faculté de médecine vétérinaire et l'École de santé publique. Le concept « Une seule santé » est né de la reconnaissance des multiples liens entre la santé des populations animales et la santé humaine, ainsi que de la nécessité de prendre en compte le contexte social et écologique pour bien comprendre les enjeux en santé impliquant l'animal et l'être humain. On espère attirer une clientèle internationale.

Le doyen Pierre Fournier s'est réjoui de l'approbation de la nouvelle option dans un délai aussi bref : « Les liens entre la santé humaine et la santé animale sont connus depuis très longtemps. »

Au Département d'administration de la santé, les programmes d'administration des services de santé seront modifiés afin d'assurer leur compétitivité, de diminuer la durée des études et leurs coûts pour les étudiants, notamment les étudiants étrangers, et ainsi d'améliorer la persévérance aux études et la diplomation.

À la Faculté de médecine, il y aura création d'un diplôme d'études spécialisées en gérontopsychiatrie. « La gérontopsychiatrie est une branche de la psychiatrie qui s'intéresse à l'évaluation, au diagnostic et au traitement des troubles mentaux complexes qui se manifestent chez les aînés », a expliqué M. Chouinard en se référant au document de présentation.

Droit notarial : sept ans de travail

La Faculté de droit offrira une nouvelle maîtrise en droit notarial. Le programme modifié, qui conduit à l'exercice de la profession, a été élaboré en partenariat avec la Chambre des notaires du Québec, les facultés de droit de l'Université Laval et de l'Université de Sherbrooke et la Section de droit civil de la Faculté de droit de l'Université d'Ottawa. « Cette maîtrise privilégie une approche expérientielle et s'inscrit dans un continuum d'apprentissage. Elle se déroule en trois volets. Les deux premiers volets se tiennent en milieu universitaire alors que le dernier volet se réalise en milieu professionnel sous supervision universitaire », peut-on lire dans le document de présentation.

Heureux de voir l'aboutissement du projet, le doyen de la Faculté de droit de l'UdeM, Guy Lefebvre, a déclaré que cette maîtrise était le résultat de sept ans de travail. Le programme a été bonifié, notamment, de 15 crédits de cours.

L'Institut d'urbanisme propose quant à lui la création d'un programme de qualification qui s'adresse aux candidats diplômés en urbanisme d'autres pays. L'Ordre des urbanistes du Québec évalue qu'une douzaine de candidats dont la formation est jugée pertinente seraient prêts à suivre à Montréal et en français un programme court de deuxième cycle en urbanisme. LUdeM sera la seule université montréalaise à offrir une telle formation.

À l'École de design industriel, le programme d'études en design des jeux vidéo subira des modifications « non seulement pour intégrer de nouveaux contenus et assurer la qualité du programme, mais également pour continuer à affirmer la pertinence de notre formation en matière de design de jeux dans la francophonie et même à l'échelle canadienne. Une formation plus adéquate qui s'harmonise avec les besoins du marché s'imposait. »

Le Département d'histoire de l'art et d'études cinématographiques propose pour sa part la création d'une option Recherche-création à la maîtrise en études cinématographiques afin de « répondre à la demande grandissante pour ce type de parcours et pour donner une pleine réalité à un type de formation déjà donnée par plusieurs de ses professeurs ».

La nouvelle option attirera les étudiants qui désirent approfondir leur pratique du cinéma et de l'image en mouvement aux cycles supérieurs et ceux qui se destinent à l'enseignement de la pratique du cinéma et des arts médiatiques.

En 2011 on créait dans ce même département le diplôme d'études supérieures spécialisées en arts, création et technologies. Une quarantaine d'étudiants sont inscrits à ce programme qui, selon la vice-doyenne aux études supérieures et aux affaires extérieures Tania Saba « connaît un essor formidable ». Les modifications sont d'ordre technique.

Mathieu-Robert Sauvé